Pourquoi le scénario du nord-est de la Syrie est peu probable à As-Suwayda
De nombreux rapports discutent de l'avenir d'As-Suwayda après le nord-est de la Syrie et le mouvement du gouvernement vers une résolution militaire. Les derniers rapports indiquaient que Damas, avec le soutien de Washington, travaille à contrôler Jabal al-Arab, selon ce que l'Autorité de radiodiffusion israélienne a rapporté d'un responsable syrien, dans une scène similaire à ce qui s'est passé dans les zones sous administration autonome kurde, visant à encercler les projets de séparation et le retour de l'Iran en Syrie et de là aux rives de la Méditerranée.
Ces atmosphères ont coïncidé avec une visite d'une délégation druze à Washington, incluant le cheikh Suleiman Abdul Baqi, le commandant des Forces de sécurité intérieure à As-Suwayda, donnant à la délégation un caractère officiel syrien. Lors de cette visite, la délégation a tenu des réunions avec des membres du Congrès et des responsables du Pentagone, selon un rapport précédent d'Annahar, avec la conclusion réaffirmant l'unité du territoire syrien et le rejet des projets de séparation.
Cependant, de multiples sources convergent pour exclure la direction du gouvernement syrien vers une résolution militaire à As-Suwayda comme cela s'est produit dans le nord-est, basées sur plusieurs facteurs, principalement l'influence israélienne dans le sud de la Syrie et le rejet par Tel-Aviv de l'entrée de Damas et de ses forces dans son environnement de sécurité nationale, menaçant une forte intervention si cela se produit. Le consensus va plus loin en disant que la seule solution réside dans un accord syro-israélien.
Le scénario du nord va-t-il se répéter ?
Une source druze familière d'As-Suwayda exclut l'existence d'un 'feu vert israélien' pour une détermination militaire dans le gouvernorat druze et ne voit pas de confrontation militaire imminente, car la réalité sur le terrain reste la même sans mobilisation exceptionnelle de l'armée syrienne. La source aborde la position américaine, indiquant qu'elle n'a pas changé et a été favorable au gouvernement et l'est toujours, mais 'l'essentiel est la position israélienne.'
Le soutien américain au gouvernement et la position israélienne rejetant l'autorité syrienne dans le sud de la Syrie ne sont pas contradictoires mais relèvent du cadre de distribution des rôles entre Tel-Aviv et Washington, en attendant un accord de sécurité israélo-syrien. La source druze indique à Annahar que la résolution du dossier d'As-Suwayda est 'fortement liée' à cet accord, Israël étant la partie décisive dans le sud, mais ne voulant pas d'accord pour le moment.
De multiples réunions ont eu lieu entre la Syrie et Israël pour tenter d'arranger des ententes sécuritaires, la dernière en date ayant eu lieu en France il y a quelques semaines, mais elles n'ont pas encore abouti à un résultat. Des rapports font état d'une potentielle nouvelle réunion prochainement, mais la conviction du manque de désir d'Israël d'aboutir à un accord réside dans la capacité d'Israël d'établir des équations géostratégiques par la force du feu et son souhait de réaliser plus de gains avant d'atteindre un accord qui limiterait relativement son mouvement.
Changements dans la réalité
Bien que la position escalatoire de Sheikh Hikmat al-Hijri prédomine sur la scène, la réalité à l'intérieur d'As-Suwayda change relativement. Dans ses dernières déclarations à 'Yedioth Ahronoth,' al-Hijri a réitéré le discours d''indépendance complète', mais la source druze dit que les Druzes 'ont réalisé par expérience' qu'il n'y a pas de capacité à obtenir l'indépendance et établir un État druze, en attendant une solution politique qui pourrait être décentralisée ou fédérale.
En conclusion, reproduire la scène du nord-est et la répéter dans le sud de la Syrie est actuellement peu probable, et selon les estimations, les autorités syriennes préfèrent des ententes politiques avec Israël et As-Suwayda pour éviter une escalade avec Israël d'une part et empêcher l'approfondissement de la rupture avec les Druzes d'autre part. Ainsi, le focus est sur les réunions Syrie-Israël et leurs résultats sous les auspices américains.
