Le Canal Sec de l'Irak : Une nouvelle route commerciale terrestre reliant le Golfe à l'Europe
Le Canal Sec est un projet irakien qui relie le port de Grand Faw sur le Golfe arabique avec la Turquie et l'Europe par un réseau de chemins de fer et d'autoroutes, servant de route alternative et rapide pour le transport de marchandises.
Le consultant en développement Amer Al-Jawahiry a déclaré à Annahar que le projet vise à renforcer les connexions entre les provinces irakiennes et à améliorer l'infrastructure, contribuant au développement économique et social. Il l'a décrit comme l'une des initiatives gouvernementales les plus importantes pour soutenir la croissance durable, créer des opportunités d'emploi et encourager à la fois les investissements nationaux et étrangers.
Quel est son objectif ?
Le projet vise à transporter des marchandises depuis les ports du Golfe à travers le territoire irakien jusqu'à la frontière turque et de là vers l'Europe. Il est conçu comme une route commerciale terrestre qui offre une alternative aux longues routes maritimes, surtout en période de crise, comme la fermeture actuelle du détroit d'Ormuz par l'Iran et les menaces de son allié, les Houthis, sur la navigation en mer Rouge.
Qu'inclut-il ?
Le projet comprend une double voie ferroviaire et une autoroute qui s'étendent de Bassorah dans le sud jusqu'à la frontière nord de l'Irak. Il implique aussi la construction de villes industrielles et de zones commerciales le long de cette route.
Pourquoi est-ce important ?
Selon Al-Jawahiri, le projet de la Route de Développement est une bouée de sauvetage économique stratégique pour l'Irak, reliant les zones de production, les ports et les centres industriels. Cela facilite le mouvement des marchandises et réduit les coûts de transport. Il a souligné que le projet n'est pas seulement une route de transit mais un centre de développement durable, ouvrant de larges opportunités d'investissement et stimulant l'économie locale dans plusieurs régions.
Combien cela coûtera-t-il ?
Al-Jawahiri a estimé le coût du projet entre 8 et 12 milliards de dollars selon les évaluations préliminaires. Cela inclut la construction de routes, de ponts, de tunnels et la connexion des itinéraires existants aux débouchés commerciaux locaux et internationaux. L'Irak possède les capacités techniques et financières pour mener à bien le projet, mais cela nécessite des efforts gouvernementaux coordonnés, un soutien international et le maintien de la sécurité et de la stabilité politique dans toutes les provinces.
Qu'en attend-on ?
Le consultant en développement a dit que la Route de Développement devrait améliorer l'accès aux services de base, soutenir les secteurs agricole et industriel, et améliorer l'efficacité du transport intérieur et international. Elle renforcera aussi la position régionale de l'Irak en tant que hub logistique important entre l'Est et l'Ouest. Le projet devrait créer plus de 50 000 emplois directs et indirects pendant sa mise en œuvre, contribuant ainsi à réduire le chômage et à soutenir l'économie nationale.