Al-Maqasid : une femme à la barre pour réinventer une institution historique

Liban 06-05-2026 | 08:46

Al-Maqasid : une femme à la barre pour réinventer une institution historique

La première femme élue à la tête de l’Association Al-Maqasid à Beyrouth, Diana Tabbara marque une étape historique pour cette institution fondée en 1878, pilier de l’éducation et de la santé au Liban
Al-Maqasid : une femme à la barre pour réinventer une institution historique
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Al-Maqasid, fondée en 1878, a longtemps incarné la mission éducative et sociale de Beyrouth et au-delà. Ses écoles, son université et ses hôpitaux ont formé et soigné des générations. Mais aujourd’hui, l’association se trouve confrontée à une équation difficile : préserver son héritage tout en s’adaptant à une réalité économique et sociale en pleine déliquescence.

La nouvelle présidente le dit sans détour : « nous courons contre le temps ». Cette formule traduit l’urgence d’un pays où les institutions, publiques comme privées, doivent se réinventer pour survivre. Elle affirme que l’association est capable de se relever, mais cela suppose une modernisation des méthodes de gestion, une transparence accrue et une mobilisation collective.

Son arrivée marque aussi une avancée dans la représentation des femmes au sein des grandes structures libanaises. Dans une société où les postes de pouvoir restent largement masculins, cette nomination ouvre une brèche et redonne espoir à celles qui aspirent à jouer un rôle dans la reconstruction nationale.

En définitive, Al-Maqasid devient un miroir des défis du Liban : entre tradition et modernité, entre héritage et réforme, entre survie et renaissance. La présidente incarne cette tension, mais aussi la possibilité d’un avenir où les institutions historiques ne se contentent pas de résister, mais choisissent de se transformer.

L’élection de la première femme à la tête de l’Association Al-Maqasid n’est pas seulement un événement institutionnel, c’est un signal fort envoyé à la société libanaise. Dans un pays en proie à une crise multiforme, voir une figure féminine prendre les rênes d’une organisation aussi emblématique relève d’une rupture symbolique et d’une promesse de renouveau.