Les fruits des négociations directes libanaises-israéliennes des États-Unis : désarmement et paix

Liban 11-04-2026 | 21:24

Les fruits des négociations directes libanaises-israéliennes des États-Unis : désarmement et paix

Parmi les questions les plus susceptibles d’être consultées figurent le désarmement du Hezbollah, la conclusion d’un accord de sécurité entre les deux pays, la délimitation de la frontière terrestre et la parquête de la paix
Les fruits des négociations directes libanaises-israéliennes des États-Unis : désarmement et paix
Destruction dans la banlieue sud de Beyrouth. (Nabil Ismail)
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La décision de négocier directement entre le Liban et Israël n’a pas été prise dans le vide, mais résulte d’une préparation politique purement américaine menée par l’ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, qui a fait des efforts pour négocier entre les deux pays. Dans les données disponibles pour An-Nahar, Issa a utilisé ses pouvoirs diplomatiques ainsi que ceux qui lui ont été accordés par le président américain Donald Trump pour gérer les dossiers dans le but de raviver l’esprit des négociations politiques directes entre le Liban et Israël.

 

Au niveau des influenceurs du lobby libano-américain aux États-Unis, on sait qu’Issa est un intégrateur et un lien dans le parrainage des négociations entre le Liban et Israël grâce à ses communications avec le département d’État américain, le gouvernement israélien, l’État libanais et l’ambassadrice libanais à Washington, Nada Hamadeh, avec qui il a des connaissances personnelles, ce qui peut renforcer la « reprise des négociations » prévue lorsqu’elles commenceront le mardi 14 avril 2026 entre l’ambassadeur Hamada et l’ambassadeur israélien aux États-Unis, Yahyel Leiter, après la convocation préparatoire aux négociations entre les personnes impliquées.

 

Alors qu’Issa met en œuvre la politique de Trump dans son intégralité, dans un cadre clair visant l’administration américaine, à savoir élargir les accords d’Abraham, surtout après l’affaiblissement du régime iranien et l’adhésion des États-Unis à séparer le dossier du Hezbollah de toute négociation avec l’Iran, qui tente de s’accrocher à cette carte, il devient clair que les États-Unis superviseront les négociations libano-israéliennes via leur ministère des Affaires étrangères et son ambassadeur au Liban afin de soutenir toute négociation et consensus entre les deux parties. Parmi les questions les plus susceptibles d’être abordées figurent le désarmement du Hezbollah, la conclusion d’un accord de sécurité entre les deux pays, la délimitation de la frontière terrestre et la réalisation de la paix. Le gouvernement israélien se soucie dès le départ d’assurer la sécurité de ses colonies du nord.

Où sont situées les forces du lobby libano-américain aux États-Unis ? Quelles sont les impressions à la veille des négociations directes avec la participation de l’administration américaine ? Ceux qui sont en contact avec l’administration américaine actuelle au niveau du lobby libano-américain ont toujours formé un cercle consultatif et consultatif avec les proches de Trump concernant les développements au Liban, et ont appelé à la conclusion d’un accord de paix entre le Liban et Israël, ce qui en fait l’un des plus favorables à l’accompagnement de l’administration américaine pour diriger les négociations libanaiso-israéliennes au sein des forces influentes du lobby, même s’il existe différentes forces dans le lobby qui ne sont pas proches de l’administration du président américain et contredisent leur approche. Mais la capacité d’exercer une influence possible repose désormais sur les puissances qui ont longtemps œuvré pour des négociations directes entre le Liban et Israël.