Liban : les enfants paient le prix fort de l’intensification des frappes, alerte l’UNICEF
Dans un communiqué publié depuis New York, l’organisation dénonce un bilan « dévastateur et inhumain » pour les plus jeunes. Depuis le 2 mars, près de 600 enfants ont été tués ou blessés à travers le pays, un chiffre qui témoigne de l’ampleur de la crise humanitaire en cours.
Sur le terrain, les témoignages se multiplient. Des enfants sont extraits des décombres, d’autres restent portés disparus, séparés de leurs familles dans le chaos des bombardements. Ceux qui survivent portent des blessures physiques mais aussi psychologiques profondes, après avoir perdu proches, maisons et repères.
La situation des déplacés est tout aussi alarmante. Plus d’un million de personnes ont été contraintes de fuir leur domicile, dont environ 390 000 enfants. Beaucoup d’entre eux vivent des déplacements répétés, certains ayant déjà fui à plusieurs reprises depuis le début des hostilités.
Face à cette urgence, l’UNICEF a renforcé sa présence à Beyrouth, où ses équipes prennent en charge les enfants blessés et distribuent une aide essentielle dans les abris. Des unités mobiles ont également été déployées pour fournir des soins d’urgence aux familles déplacées.
L’organisation rappelle que le droit international humanitaire impose la protection des civils, en particulier des enfants, et appelle toutes les parties au conflit à cesser l’utilisation d’armes explosives dans des zones densément peuplées.
Alors que les efforts diplomatiques tentent de relancer un cessez-le-feu durable, la situation au Liban continue de menacer toute perspective de paix. « Les enfants du Liban ne peuvent être laissés pour compte », insiste l’UNICEF, appelant à une mobilisation urgente de la communauté internationale.