Rétrospective : Du 2 au 7 février, une semaine sous tension régionale et sous pression intérieure

Région 07-02-2026 | 19:13

Rétrospective : Du 2 au 7 février, une semaine sous tension régionale et sous pression intérieure

Cette semaine, le Liban a traversé une semaine marquée par une intensification des pressions régionales et un enlisement politique persistant. Cette période confirme une tendance lourde :  le Liban évolue dans un équilibre précaire, dépendant à la fois des dynamiques régionales et de ses propres blocages internes.
Rétrospective : Du 2 au 7 février, une semaine sous tension régionale et sous pression intérieure
Rodolphe Haykal, chef de l'armée libanaise
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Trois grands évènements: 

Le Global summit de Dubai avec les nouvelles tendences de gouvernance,

la rencontre du chef de l'armée libanaise, Rodolphe Haykal avec le  sénateur américain Lindsay Graham,

et sa rencontre avec le ministre francais des Affaires Étrangères, Jean-Noel Barrot pour soutenir l'armée libanaise.

D'un autre coté, la mystérieuse démission de Wafic Safa du sein du Hezbollah, qui sème le doute sur les changements au sein de la nouvelle direction du parti de Dieu et le poids des choix stratégiques iraniens pour l'avenir 

 

Le Liban au bord des lignes de fracture régionales

 

La semaine a été dominée par les mises en garde répétées contre toute tentative d’entraîner le Liban dans une nouvelle confrontation régionale.

Des responsables libanais, présents à la World Government Summit, ont insisté sur la nécessité de préserver la stabilité interne, alors que les tensions entre puissances régionales se sont accentuées.

 

En parallèle, les négociations indirectes entre l’Iran et les États-Unis à Mascate au Sultanat d'Oman ont occupé une place centrale dans les analyses.

Téhéran a réaffirmé son refus de suspendre l’enrichissement nucleaire d'Uranium, tandis que Washington a laissé filtrer une « flexibilité prudente ».

Pour Beyrouth, ces discussions constituent un baromètre : tout progrès ou blocage se répercute immédiatement sur l’équilibre interne.

 

Économie libanaise, une érosion continue du pouvoir d’achat


Le dossier énergétique, lui, reste enlisé. Les partenaires internationaux ont exprimé leur frustration face à l’absence de réformes concrètes, tandis que les Libanais subissent toujours une alimentation électrique insuffisante et des coûts en hausse.

 


Société, la santé et éducation sous pression

 

Les hôpitaux ont tiré la sonnette d’alarme : la hausse des coûts opérationnels, combinée à la baisse du pouvoir d’achat, met en péril l’accès aux soins.

Des témoignages de médecins et de patients ont illustré une réalité devenue quotidienne : retarder un traitement, renoncer à un examen, négocier une facture.

 

Dans l’éducation, les écoles privées ont été au cœur d’un débat tendu. Les augmentations d’écolages, jugées inévitables par les établissements, ont suscité l’inquiétude des parents.

L’absence d’un cadre officiel pour encadrer ces hausses alimente un climat de méfiance.

 

Culture, une scène artistique qui refuse le silence

 

Malgré les crises, la scène culturelle libanaise a montré une vitalité remarquable.

Des expositions à Beyrouth ont mis en lumière une nouvelle génération d’artistes qui, entre mémoire et résistance, cherchent à redonner souffle à un paysage fragilisé.

 

Les initiatives indépendantes se multiplient, souvent portées par des collectifs ou des espaces alternatifs. Elles témoignent d’une volonté de maintenir un espace de création, même dans un contexte économique hostile.


 

Conclusion – Une semaine de tensions maîtrisées, mais sans horizon clair

La période du 2 au 7 février confirme une tendance lourde : le Liban évolue dans un équilibre précaire, dépendant à la fois des dynamiques régionales et de ses propres blocages internes.

Si aucune escalade majeure n’a été enregistrée, aucun progrès décisif n’a non plus été accompli.

 

Le pays reste suspendu entre prudence diplomatique, fatigue sociale et stagnation politique.