Vers une reconnaissance officielle du Liban comme État francophone : un enjeu juridique et culturel
Dans le cadre de la campagne pour les élections consulaires françaises dans la circonscription Liban–Syrie, la liste « à vos côtés - pour un nouvel élan au service des français au liban et en syrie » présente l’un des projets portés par son équipe autour de la francophonie.
Malgré un héritage historique profond et une pratique encore largement ancrée, le Liban ne figure pas officiellement parmi les États francophones reconnus dans certaines classifications administratives françaises. La liste conduite par Nadia El-Azzi Chaaya souhaite aujourd’hui faire reconnaître juridiquement une réalité culturelle et historique évidente pour de nombreux Libanais et Français du Liban.
Le projet vise à engager une démarche officielle auprès des autorités françaises, dans la continuité d’initiatives déjà évoquées par le passé concernant d’autres pays francophones.
Un héritage constitutionnel et juridique toujours vivant
L’histoire linguistique du Liban demeure intimement liée à son histoire institutionnelle. Avant l’indépendance de 1943, le français et l’arabe partageaient le statut de langues officielles. Aujourd’hui encore, de nombreux textes fondamentaux, notamment en droit, restent rédigés en français et continuent d’être utilisés comme référence dans la pratique juridique et universitaire.
Cette présence du français dépasse le cadre symbolique : elle constitue encore aujourd’hui un véritable outil de travail dans plusieurs secteurs, notamment les professions juridiques, académiques et intellectuelles.
Valoriser le français dansle monde professionnel
Dans la continuité de cette reconnaissance officielle, la liste « À VOS CÔTÉS » réfléchit également à la mise en place d’un label « Entreprise Francophone », afin de valoriser les structures qui encouragent l’usage du français dans leur activité professionnelle.
L’objectif est de rappeler que le français n’est pas uniquement une langue culturelle ou historique, mais aussi une langue d’opportunités et de travail, particulièrement dans les secteurs du droit, de l’éducation et des entreprises françaises implantées au Liban.
Soutenir les écoles francophones et renforcer les coopérations
Face au recul progressif du français au profit du “tout-anglais”, la liste propose également de soutenir les établissements enseignant le français ou en français, qu’ils soient homologués ou non.
Dans cette perspective, l’Association Nationale des Écoles Françaises de l’Étranger (ANEFE), dont Nadia El-Azzi Chaaya est membre du conseil d’administration aux côtés du sénateur Olivier Cadic, pourrait constituer un cadre de réflexion et de coopération entre établissements. L’ANEFE œuvre notamment autour des questions de formation des enseignants, d’orientation des élèves et de partage des bonnes pratiques éducatives entre écoles francophones.
L’ambition est claire : préserver la place du français au Liban tout en l’inscrivant pleinement dans l’avenir professionnel, éducatif et intellectuel des nouvelles générations.