La diaspora libano‑vénézuélienne : entre Caracas et Beyrouth
La crise vénézuélienne sous Nicolás Maduro a dispersé des millions de personnes à travers le monde, mais pour la communauté libano‑vénézuélienne, l’exil porte un double poids. Descendants de migrants libanais installés au Venezuela au cours du XXᵉ siècle, ils se retrouvent aujourd’hui déracinés une seconde fois, affrontant le traumatisme de quitter une deuxième patrie. Leur histoire ne se limite pas à l’effondrement du Venezuela : elle incarne l’endurance d’une communauté qui relie deux mondes.
Un siècle de migrations ; Premières vagues
Les familles libanaises commencèrent à arriver au Venezuela au début des années 1900, fuyant la famine, la répression ottomane, puis plus tard la guerre civile libanaise. Elles bâtirent des entreprises, des églises et des associations culturelles, devenant une composante essentielle de la société vénézuélienne.
Intégration rapide en Amerique latine
À la fin du XXᵉ siècle, les Libano‑Vénézuéliens occupaient une place importante dans le commerce, la politique et la culture. Caracas, Maracaibo et Valencia abritaient des clubs et des écoles libanaises florissantes.
Une diaspora de 340 000 libanais au Venezuela
On estime à plus de 340 000 le nombre de Vénézuéliens d’origine libanaise, ce qui en fait l’une des plus grandes diasporas libanaises d’Amérique latine.
La diaspora libanaise au Venezuela a longtemps vécu entre discrétion et résilience sous le régime de Nicolás Maduro, affrontant pénuries et instabilité, avant de voir la chute de ce pouvoir en janvier 2026 comme une libération mêlée d’espoir et d’inquiétude. Leur histoire est celle d’une communauté enracinée depuis des générations, qui a traversé les crises économiques et politiques tout en gardant vivante sa culture et ses liens avec le Liban.
La communauté libanaise au Venezuela, forte de plusieurs centaines de milliers de personnes, a traversé avec résilience les années de crise sous le régime de Nicolás Maduro. Installés depuis le début du XXe siècle, les émigrés libanais ont bâti des commerces, des réseaux associatifs et des lieux de culte, devenant une composante discrète mais essentielle du tissu social vénézuélien.
Préservation culturelle libanaise
Lalgré les difficultés, les fêtes religieuses, les mariages et les traditions culinaires libanaises ont continué à rythmer la vie communautaire, renforçant les liens identitaires.
Économie Venezuelienne fragilisée
L’hyperinflation et les pénuries ont frappé de plein fouet les familles libanaises, souvent commerçantes ou entrepreneurs. Beaucoup ont dû fermer boutique ou se tourner vers des circuits informels pour subsister.
Sécurité et prudence politique
La répression et la surveillance ont poussé la diaspora à rester en retrait des débats publics, privilégiant la discrétion pour protéger ses membres.
En janvier 2026, la capture de Nicolás Maduro a marqué la fin d’un cycle politique. Pour les émigrés libanais, ce moment a été vécu comme un soulagement, la fin d’un régime associé à la peur et à l’incertitude, un espoir, la possibilité d’un retour à une stabilité économique et politique, indispensable à la survie des commerces et des familles et une inquiétude car le vide institutionnel et les rivalités internes suscitent des craintes quant à l’avenir immédiat du pays.