L’île Margarita, base avancée du Hezbollah au Venezuela

International 14-01-2026 | 13:24

L’île Margarita, base avancée du Hezbollah au Venezuela

Derrière ses plages de carte postale et ses boutiques hors taxes, l’île Margarita, au large du Venezuela, abriterait depuis plus de deux décennies l’un des plus importants bastions du Hezbollah dans l’hémisphère occidental.
L’île Margarita, base avancée du Hezbollah au Venezuela
Les liens présumés entre Maduro et le Hezbollah (Web)
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Astrid Mattar Hajjar, juriste spécialisée en droit international et relations internationales, engagée dans la défense des droits humains et le dialogue interculturel, libano-vénézuélienne d’origine et résidant aux Etats-Unis, nous explique dans une interview exclusive à Annahar, comment l’ile Margarita, espace touristique à la base, est devenu un centre névralgique de formation, de trafic et de financement du Hezbollah, sous la protection du régime chaviste puis de Nicolás Maduro.

 

Dans son article « Hezbollah’s transnational Hunger War Tactics », elle explique comment le Hezbollah a su profiter de la pauvreté pour s’implanter dans différents pays et particulièrement au Venezuela.

 

Des milliers de kilomètres séparent le Venezuela et le Hezbollah. L'un se trouve en Amérique latine, l'autre opère depuis le Moyen-Orient.

 

Pourtant, depuis 2007, des enquêteurs américains mettent en garde contre les liens discrets qui unissent les deux pays. Ces liens ne sont pas nés de la culture ou de la géographie, mais d'ennemis communs, de sanctions et d'argent.

Cette relation a commencé à se nouer au début des années 2000.

Sous la présidence d'Hugo Chávez, le Venezuela a adopté une position fortement anti-américaine.

Son gouvernement a noué des liens étroits avec l'Iran et la Syrie.

Le Hezbollah, soutenu par l'Iran, subissait déjà une forte pression de la part des États-Unis et de leurs alliés. Les deux parties avaient besoin de partenaires hors de portée de Washington.

Lorsque Nicolás Maduro est devenu ministre des Affaires étrangères du Venezuela, il a poursuivi cette stratégie.

En 2007, il s'est rendu en Syrie et en Iran pour renforcer les alliances. Au cours de ce voyage, selon des sources américaines comme le Financial Times, Fox News et New York Times, et des sources issues des services de renseignement americain, Maduro aurait également rencontré en privé un haut responsable du Hezbollah.

Cette rencontre n'apparaît dans aucun document officiel.

Mais les enquêteurs affirment qu'elle a marqué un tournant.

À partir de cette période, le gouvernement américain a commencé à rechercher des signes de coopération.

Les agences de renseignement se sont concentrées sur les déplacements, les flux financiers et les documents.

Elles n'ont pas invoqué une idéologie commune. Elles ont constaté des intérêts communs.

Le Venezuela avait besoin d'argent et d'alliés. Le Hezbollah avait besoin de routes, de papiers et de protection.

Fox News décrivent l’ile Margarita comme « Terror’s land », un point stratégique situé à 2 000 km de la Floride.

Sa proximité avec Trinité-et-Tobago et la Grenade, son rôle historique de plaque tournante du narcotrafic et l’absence de forces de l’ordre en font un refuge idéal pour les réseaux criminels et les groupes armés irréguliers.

 

Camps d’entraînement et narcoterrorisme

Dès 2011, des informations faisaient état de camps paramilitaires sur l’île, où des recrues locales et régionales recevaient une formation idéologique et militaire.

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien aurait fourni armes, instructeurs et logistique, en lien avec des milices vénézuéliennes, los Colectivos, groupe paramilitaire pro -gouvernemental fidèle à Maduro, organisé en réseau et très actif dans les rues, composé de militaires et de civils volontaires pour défendre la Révolution bolivarienne. Certaines recrues auraient ensuite été envoyées à Qom en Iran ou au Liban.

 

Les activités du Hezbollah se sont rapidement imbriquées dans le narcotrafic, notamment via des alliances avec le Cartel de los Soles (réseau criminel facilitant le trafic de cocaïne vers les Etats-Unis et l’Europe) – impliquant des officiers vénézuéliens – comme Diosdado Cabello, Hugo Carvajal et Tareck El Aissami ainsi que des dissidents des FARC colombiennes (narco-guerilleros mêlant lutte armée et trafic transnational, leurs liens avec le Cartel de los Soles illustre la fusion entre politique, armée et criminalité organisé).

Cocaïne, blanchiment d’argent et commerce illégal de l’or constituent les piliers de ce système. Donald Trump a accusé Nicolas Maduro d’être à la tête des « cartels impitoyables », « Nicolas Maduro, un président à la tête d’un cartel de drogue ».

Le cartel de Los Soles, est une organisation classée comme terroriste par Washington, au même titre que le cartel mexicain de Sinaloa ou Al Qaïda.

De la calomnie, pour les autorités vénézuéliennes. "Le cartel des Soleils serait maintenant une organisation terroriste. Ils sont ridicules", s'emportait Delcy Rodriguez, la vice-présidente du Venezuela, le 24 novembre 2025.

Alors, qu'est-ce que le Cartel des Soleils, et est-ce une véritable organisation criminelle ?

Le nom de cartel des Soleils apparaît au Venezuela dans les années 90, dans des accusations de trafic de drogue impliquant des hauts gradés du pays. Le terme Soleil renvoyant aux insignes portés par les généraux.

L'expression revient ensuite ponctuellement dans les médias vénézuéliens, comme en 2005, lorsqu'un journaliste qui avait dénoncé l'implication de membres de la guerre vénézuélienne dans le trafic de drogue a été retrouvé mort.

"Le cartel des Soleils, c'est tout fonctionnaire vénézuélien ayant eu un lien avec le trafic de drogue".

Au cours des dernières années, les États-Unis ont arrêté et jugé plusieurs généraux vénézuéliens pour trafic de drogue.

Parmi eux, le général Cleaver Alcala, proche de l'ancien président Chavez et désigné membre du cartel des Soleils, ou Hugo Carvajal, ancien chef du renseignement militaire au Venezuela.

 

"Pendant des années, lui et d'autres membres du cartel de Los Soles ont utilisé la cocaïne comme une arme, inondant New York et d'autres villes américaines de ce poison", affirmait Joy Clayton, procureur des États-Unis pour le district sud de New York, au mois de juin 2025.

"Le cartel des Soleils, c'est tout fonctionnaire vénézuélien ayant eu un lien avec le trafic de drogue.

À ce titre, tout le monde peut appartenir ou ne pas appartenir au cartel des Soleils.

Il n'y a pas de structure d'organisation criminelle comme le cartel du Sinaloa, comme le cartel de Cali, qui ont une hiérarchie en leur sein", éclaire Thomas Posado, maître de conférences en civilisation latino-américaine.

Pas une organisation criminelle structurée, reconnaît finalement la justice américaine

Le cartel des Soleils n'est donc pas une organisation criminelle structurée, et la justice américaine l'a finalement reconnue.

Dans un nouvel acte d'accusation contre Nicolas Maduro publié le 6 janvier 2026, le cartel des Soleils est désormais décrit comme un système de clientélisme.

Le président vénézuélien déchu reste toutefois toujours accusé d'avoir facilité le trafic de cocaïne vers les États-Unis, comme un baron de la drogue.

L’accusation de Washington contre Nicolas Maduro, baron du Cartel Del Sol devient Maduro, acteur central d’un système de corruption.

Dans un nouvel acte d’accusation, le ministère américain de la Justice a supprimé la plupart des références au « Cartel des Soleils » visant Nicolás Maduro.

Le président vénézuélien n’est désormais plus décrit comme le dirigeant d’un cartel de la drogue, mais comme l’acteur central d’un système de corruption et de clientélisme lié au narcotrafic.

Aujourd’hui incarcéré dans une prison de Brooklyn et soumis à un procès mené par un tribunal fédéral du district sud de New York, le président déchu Nicolás Maduro a pourtant vu son acte d’accusation modifié.

Dans la nouvelle version du document de 25 pages, le ministère de la Justice américain a abandonné la référence au Cartel des Soleils en tant que groupe criminel ou qu’organisation terroriste.

Exit le « cartel », seulement un « système clientéliste » basé sur la corruption.

Selon les nouveaux termes utilisés, la supposée organisation n’apparaît plus comme un cartel mais comme un « système clientéliste » basé sur la corruption, a révélé le New York Times la semaine passée.

« Les procureurs ont maintenu leur accusation contre M. Maduro pour participation à un complot de trafic de drogue, mais ils ont abandonné l’argument selon lequel le Cartel des Soleils était une organisation réelle », analyse le quotidien.

 

La lutte contre le trafic de drogue : le prétexte idéal

Par ailleurs, la justice maintient l’accusation – aussi martelée ces derniers mois par plusieurs hauts fonctionnaires états-uniens – qui veut connecter Maduro au gang Tren de Aragua.

Donald Trump est lui-même allé jusqu’à assurer que ce gang était directement dirigé par le chef d’État vénézuélien… une affirmation démentie par ses propres services de renseignement.

« Alors que de nombreux citoyens états-uniens sont réticents à s’engager dans de nouvelles guerres, le prétexte de la lutte contre le trafic de drogue est un moyen plus efficace de justifier la pression exercée sur Maduro », expliquait à l’Humanité, en novembre dernier, Victor Aguilar Pereira.

Pour l’analyste du think-tank International Crisis Group, cet argument était bien plus vendeur que celui consistant à prôner un changement de régime « sous couvert de défense de la démocratie et des droits de l’homme ».

 

Le projet Cassandra


En tant que ministre des Affaires étrangères du Venezuela, Nicolás Maduro s’est rendu à Damas en 2007 pour une rencontre très médiatisée avec le président syrien de l’époque, Bachar al-Assad, en route vers Téhéran.

 

Maduro était ostensiblement dans la région pour renforcer les liens de son pays avec d’autres pays tout aussi hostiles à Washington.

Mais à huis clos, sa visite avait un autre but : une réunion secrète avec un commandant supérieur du Hezbollah, essentiel à ses opérations outre-mer.

 

La rencontre, jusque-là non rapportée, a eu lieu dans un hôtel du centre de Damas, ont indiqué trois personnes au courant de la rencontre, et constituerait la première rencontre connue de Maduro avec un membre du groupe militant libanais.

Washington, en particulier les administrations républicaines récentes, accuse depuis longtemps les responsables vénézuéliens de collaborer avec le Hezbollah dans des opérations de trafic de drogue et de financement illicite, plusieurs alliés de Maduro faisant l’objet d’enquêtes criminelles menées par les autorités américaines qui évoquent de tels liens.

 

Ces relations sont de nouveau sous le feu des projecteurs après la capture de Maduro par les forces américaines la semaine dernière lors d'un raid audacieux à l'aube à Caracas.

Maduro fait face à de vastes accusations de trafic de drogue. Au tribunal de New York lundi, il a plaidé non coupable de quatre chefs d'accusation de narco-terrorisme, de complot pour importer de la cocaïne et de possession d'armes.

L'acte d'accusation ne mentionne pas le Hezbollah ni l'Iran, mais dans une interview le lendemain de la capture de Maduro, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré que le Venezuela s'était "rapproché du Hezbollah" et de son mécène, Téhéran. "C'est très simple," a dit Rubio. "Au 21e siècle, sous l'administration Trump, nous n'allons pas avoir un pays comme le Venezuela dans notre propre hémisphère, dans la sphère de contrôle et à la croisée des chemins pour le Hezbollah, pour l'Iran et pour toute autre influence maligne dans le monde.

Cela n'existera tout simplement pas." La connexion vénézuélienne du Hezbollah est née d'une relation croissante entre Téhéran et Caracas façonnée par une idéologie anti-américaine et l'impact de Washington.

Passeports et réseaux familiaux

Entre 2010 et 2019, plus de 10 000 passeports vénézuéliens auraient été délivrés à des ressortissants du Liban, d’Iran et de Syrie, facilitant les déplacements d’agents sous fausse identité. Le clan Nassereddine, influent au sein de la diaspora libano-vénézuélienne, est accusé d’avoir supervisé ces opérations depuis Margarita.

Comment l'argent, les passeports et les vols ont suscité des soupçons

Selon le Financial Times, Les enquêteurs américains affirment que la relation était axée sur la logistique et non sur une guerre ouverte. Ils ont suivi la trace de l'argent de la drogue, des faux documents et des itinéraires de transport. Les passeports vénézuéliens constituaient l'une des principales préoccupations. Les autorités américaines affirment que le Venezuela a délivré des documents de voyage à des ressortissants du Moyen-Orient sans exercer de contrôle particulier. Ces documents permettaient à leurs détenteurs de circuler librement à travers les frontières.

Une autre enquête concernait Conviasa, la compagnie aérienne nationale vénézuélienne. Selon d'anciens responsables américains, les vols reliant Caracas à Damas et Téhéran transportaient plus que des passagers.

Les enquêteurs soupçonnaient qu'ils transportaient de l'argent liquide et des marchandises illicites. Ils pensent que ces activités se déroulaient avec la complicité des autorités vénézuéliennes.

 

Le projet Cassandra pour démanteler le Hezbollah

La Drug Enforcement Administration américaine a lancé une enquête majeure baptisée « Project Cassandra ».

L'objectif était de démanteler le réseau criminel mondial du Hezbollah. L'enquête a permis de mettre au jour des routes de trafic de drogue reliant l'Amérique du Sud à l'Europe et au Moyen-Orient. La vente de cocaïne générait d'énormes profits.

Des systèmes de blanchiment d'argent transféraient ces fonds par l'intermédiaire de sociétés écrans et de bureaux de change.

 

Ayman Jomaa était l'un des personnages clés de cette affaire. Les procureurs le décrivaient comme un trafiquant de drogue libanais ayant des liens étroits avec le Hezbollah. Ils l'accusaient de diriger un vaste réseau reliant la Colombie et le Venezuela à des acheteurs étrangers. Selon les documents judiciaires, une partie de ce réseau utilisait le territoire vénézuélien.

 

La plupart des résidents de la communauté libanaise de l’ile Margarita n’est pas impliquée dans les activités criminelles

Les enquêteurs ont également signalé l'île Margarita. Cette destination touristique est située au large des côtes vénézuéliennes.

Selon les autorités, elle est devenue une plaque tournante financière pour le commerce illicite.

L'île accueille une importante communauté libanaise. Des experts comme Luis Cedeno, directeur de la Paz Activa, une ONG vénézuélienne, Carlos Tablante, ancien sénateur et d’autres sociologues des migrations des universités vénézuéliennes soulignent que la plupart des résidents libanais sont commerçants, n'étaient pas impliqués dans des activités ni réseaux criminels.

Néanmoins, le Hezbollah s'appuie depuis longtemps sur des réseaux familiaux et claniques à l'étranger pour lever des fonds et dissimuler ses activités.

D'anciens agents américains, comme Marshall Billingslea, l’ancien secrétaire au département du trésor pour le financement terroriste, James Stavridis, ancien commandant suprême de l’OTAN ainsi que des agents de l’administration américaine de la lutte antidrogue, affirment avoir vu des preuves de la présence d'agents du Hezbollah au Venezuela vers 2010. Ils ont décrit des hommes armés et des activités de surveillance. D'autres experts comme Roger Noriega, Douglas Farah et Joseph Humire appellent à la prudence.

Ils affirment que le Hezbollah n'avait pas besoin de camps d'entraînement au Venezuela. Le groupe avait déjà des décennies d'expérience. Son objectif était axé sur les finances et la logistique.

 

Sanctions, cryptomonnaies et pourquoi le lien reste important

Les mêmes experts qui ont déclaré que le Hezbollah n’avait pas besoin de faire des entrainements militaires a l’ile Margarita, comme Marshall Billingslea, Joseph Humire et Douglas Farah, ont expliqué l’évolution des activités du Hezbollah.

À mesure que les sanctions contre le Venezuela et le Hezbollah se sont durcies, leurs méthodes ont évolué. Il est devenu plus difficile de transférer des espèces. Les banques ont fermé des comptes. Les autorités ont renforcé leur surveillance. En réponse, les réseaux se sont tournés vers l'or et les cryptomonnaies.

Le Venezuela détient d'importantes réserves d'or. L'exploitation minière illégale s'est développée à mesure que l'économie s'effondrait. Les contrebandiers acheminaient l'or par des routes régionales.

Des documents américains affirment désormais qu'une partie de ce commerce était liée à des blanchisseurs d'argent liés au Hezbollah. Les plateformes cryptographiques sont également entrées en scène. Les actifs numériques permettaient des transferts rapides avec un contrôle limité.

Une récente affaire judiciaire américaine a accusé une importante plateforme d'échange cryptographique d'avoir traité des transactions liées à des acteurs vénézuéliens et au Hezbollah. La société a nié toute malversation.

Elle a déclaré avoir respecté les règles internationales en matière de sanctions. L'affaire est toujours en cours d'examen juridique. Elle a néanmoins mis en évidence la manière dont la finance moderne complique l'application de la loi.

L'arrestation de Nicolás Maduro par les forces américaines a attiré une nouvelle attention sur ces questions. Les autorités américaines l'accusent de trafic de drogue et de narcoterrorisme. Il nie toutes les accusations. L'acte d'accusation ne mentionne pas le Hezbollah. Cependant, les dirigeants américains ont publiquement établi un lien entre son régime et des groupes soutenus par l'Iran.

 

Certains législateurs américains affirment désormais que le Venezuela a servi de base à des opérations hostiles. De nombreux experts ne sont pas d'accord. Ils affirment que les preuves corroborent une coopération financière, et non la planification d'attaques.

Le Hezbollah subit des pressions de la part d'Israël et d'autres pays du Moyen-Orient. Les analystes doutent qu'il prenne le risque d'une action directe depuis l'Amérique latine.

Le Hezbollah offrait des flux financiers et des réseaux. Les deux parties ont gagné des options sous le régime des sanctions. Le système s'appuyait sur des fonctionnaires, des intermédiaires et des intermédiaires de confiance. Il ne dépendait pas d'un seul dirigeant.

Même si Maduro quittait le pouvoir, le réseau pourrait survivre. Les experts avertissent que les systèmes construits au fil des décennies ne disparaissent pas du jour au lendemain. Ils s'adaptent. Ils se déplacent. Ils se cachent derrière le commerce légal et les technologies émergentes.

 

Pour les agences de sécurité mondiales, la leçon est importante. Les alliances modernes n'impliquent pas toujours des traités ou des armées. Elles se forment à travers la finance, les voyages et les pressions communes. Le Venezuela et le Hezbollah montrent comment des acteurs isolés peuvent coopérer à travers les continents sans accords publics.

Une menace stratégique pour les États-Unis

« Le Venezuela est devenu un refuge volontaire pour les agents du Hezbollah et du Hamas », a déclaré Marshall Billingslea, ancien responsable du Trésor américain. Selon lui, l’Amérique latine représente désormais une source vitale de financement pour le Hezbollah, affaibli au Liban et dépendant du soutien iranien.

La présence de centaines de combattants transférés du Liban vers le Venezuela inquiète Washington, qui redoute un rapprochement direct de la menace terroriste avec son territoire.

Après Maduro, incertitudes

La chute de Nicolás Maduro en janvier 2026 a ouvert une période de flottement. L’Iran a protesté, mais le Hezbollah est resté silencieux. Les analystes estiment que la perte de la protection étatique pourrait fragiliser certains avant-postes, sans pour autant démanteler des réseaux profondément enracinés.