Entre escalade militaire et voie diplomatique, Washington et Téhéran face au risque d’une guerre régionale
Entre menaces militaires, divergences américano-israéliennes et pression diplomatique, Washington et Téhéran tentent d’éviter une escalade qui pourrait plonger la région dans une guerre ouverte.
Le dilemme auquel sont confrontés à la fois le président américain Donald Trump et l’Iran est qu’aucune des deux parties n’est parvenue à maintenir leurs frappes mutuelles, qui se poursuivent depuis la semaine dernière, à un niveau limité tout en empêchant leur escalade vers une guerre à grande échelle. Tout mouvement de l’une ou l’autre partie vers une nouvelle phase provoquerait une nouvelle escalade, entraînant une explosion plus large de la situation et l’ouverture de nouveaux fronts.
Les options d’escalade et leurs limites
Selon des informations rapportées par les médias américains, Trump semble disposé à élargir les opérations militaires. Il a menacé de frapper le mont Fez, situé à proximité de l’installation nucléaire de Natanz, ainsi que des centrales électriques et des ponts en Iran. Il a également évoqué avec ses conseillers la possibilité de prendre le contrôle de l’île de Kharg, qui assure l’exportation de 90 % du pétrole iranien. En réponse, le commandement conjoint des forces armées iraniennes a déclaré qu’il fermerait le détroit de Bab el-Mandeb et qu’il frapperait des infrastructures dans des pays du Moyen-Orient si Trump mettait ses menaces à exécution.
La libération d’une Américaine détenue depuis 2024 a contribué à atténuer les craintes d’une guerre plus large, et cette décision a valu à Trump des « remerciements ». Alors que les événements se succédaient rapidement, le vice-président américain JD Vance est entré en scène. Vance, qui avait dirigé plus tôt ce mois-ci une série de discussions avec une délégation iranienne en Suisse, a expliqué que les frappes américaines constituaient l’un des « outils » utilisés par Washington pour convaincre Téhéran de revenir aux négociations. Parallèlement, il a envoyé un message positif en affirmant que les États-Unis n’enverraient pas de troupes en Iran pour renverser le régime. Il a également vivement critiqué des ministres israéliens qu’il a accusés de vouloir prolonger indéfiniment la guerre. Il a fixé une ligne rouge à l’Iran : poursuivre l’acquisition d’armes nucléaires.
