Annahar lance « Nahar », son journaliste basé sur l’IA
Le groupe média Annahar dévoile « Nahar », un correspondant intelligent conçu pour accompagner les journalistes et renforcer le travail éditorial, tout en préservant les valeurs fondamentales du journalisme.
Le groupe média Annahar lance une nouvelle expérience qui ouvre un nouveau chapitre dans la relation entre les journalistes et la technologie, avec l’introduction de « Nahar », son correspondant journalistique basé sur l’intelligence artificielle.

Pas un journaliste de remplacement
Cependant, « Nahar » n’est pas un substitut aux journalistes et n’est pas non plus un projet visant à remplacer l’humain par la machine. Il agit plutôt aux côtés des journalistes en tant que partenaire de soutien. Il est capable de lire des milliers de sources en quelques secondes, de suivre les évolutions mondiales, de comparer les informations, de traduire des contenus, de résumer des rapports et des documents, et de parcourir les capitales pour recueillir des données et des récits qui font la différence.
Le lancement de « Nahar » marque une nouvelle étape dans la stratégie du groupe média Annahar visant à développer ses rédactions en intégrant les dernières technologies d’intelligence artificielle dans le travail quotidien, tout en préservant l’essence même du journalisme, fondée sur la vérification, l’exactitude et la responsabilité éditoriale. La décision finale demeure toutefois fermement entre les mains de l’humain.
L’innovation fait partie de la mission d’Annahar
Nayla Tueni, rédactrice en chef du groupe média Annahar, a déclaré que l’innovation a toujours fait partie de l’identité de l’institution, soulignant :
« Annahar a toujours considéré que l’innovation faisait partie de sa mission. Avec le lancement de “Nahar”, nous affirmons que l’intelligence artificielle n’est pas un substitut aux journalistes, mais un partenaire qui renforce leurs capacités et ouvre de nouveaux horizons en matière de créativité et de production. L’avenir du journalisme appartiendra à ceux qui réussiront à combiner technologie et humanité, et nous avons choisi de mener cette transformation. »
Elle a rappelé la vision de Gebran Tueni, qui continue de guider cette démarche, lui qui croyait en la nécessité de donner la priorité à l’intégration de la technologie dans le journalisme et qui œuvrait à former les journalistes et à moderniser les outils de travail.
Elle a ajouté : « Nous continuerons à investir dans l’humain et dans la technologie, convaincus que le journalisme restera fondé sur la crédibilité, la vérification et la responsabilité, quelle que soit l’évolution des outils. »
« Nahar » a été développé en partenariat avec Points Information Technology, qui a assuré le développement technique du projet.
Bilal Kassasir, directeur général de l’entreprise, a déclaré que « le lancement de “Nahar” ne constitue pas simplement le lancement d’un assistant intelligent, mais une étape qui illustre la manière dont l’intelligence artificielle peut travailler aux côtés des journalistes, en leur offrant le temps et les outils nécessaires pour se concentrer sur ce qui fait véritablement la différence : la vérification, l’analyse et la narration. »

Il a ajouté : « Nous sommes fiers de notre partenariat avec le groupe média Annahar, qui a toujours été un pionnier dans l’adoption des transformations numériques. Nous avons travaillé au développement d’une plateforme qui exploite les technologies d’intelligence artificielle les plus avancées, tout en respectant pleinement l’identité de l’institution et ses normes éditoriales. »
Il a souligné que l’avenir des médias reposera sur l’intégration entre l’humain et la technologie, déclarant : « L’intelligence artificielle ne remplace pas les journalistes, mais leur offre de nouvelles capacités qui améliorent l’efficacité du travail et les aident à produire un journalisme plus rapide et plus approfondi. »
De son côté, Marwan Jabbour, directeur des ressources humaines d’Annahar, a salué les avancées confiantes réalisées par l’institution dans l’utilisation de la technologie au service de l’humain et de la profession. Il a souligné que « Nahar » n’est pas un remplacement des journalistes, mais un apport supplémentaire qui ouvrira la voie à davantage d’innovation et de créativité dans les stratégies éditoriales et de production.
« Nahar » dispose d’un large éventail de capacités, notamment la surveillance simultanée de milliers de sources d’information locales et internationales, la synthèse de rapports, d’études et de documents, la traduction de contenus dans plusieurs langues, la comparaison et l’analyse de données, la simplification de dossiers économiques, politiques et scientifiques, ainsi que l’accompagnement des rédactions dans la couverture en temps réel et la production de contenus adaptés à plusieurs plateformes.
Ce qui distingue toutefois « Nahar », c’est qu’il repose sur l’héritage et les archives d’Annahar, qui ont documenté les événements au Liban, dans la région et dans le monde pendant neuf décennies, tout en défendant un journalisme libre, indépendant et fiable.
Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large menée par le groupe média Annahar pour façonner le journalisme de demain à travers l’investissement dans les solutions numériques et l’intelligence artificielle, en améliorant la qualité des contenus et en offrant aux publics une expérience plus interactive, plus rapide et plus approfondie.
Avec le lancement de « Nahar », le groupe réaffirme que l’avenir du journalisme ne se définit pas par une course entre l’humain et la machine, mais par un partenariat intelligent qui associe la rapidité de la technologie à la sagesse des journalistes, en veillant à ce que l’humain reste le décideur, le responsable et celui qui détient le dernier mot.