Le Yémen menace de riposter contre l’Iran et les Houthis
Les forces armées yéménites affirment être prêtes à répondre à toute violation de l’espace aérien et de la souveraineté du pays.
Les forces armées yéménites ont annoncé lundi qu’elles répondraient à ce qu’elles ont qualifié de violation de l’espace aérien et de la souveraineté du Yémen par l’Iran et le groupe houthiste, soulignant qu’elles s’occuperaient de tout aéronef « hostile » qui violerait l’espace aérien yéménite.
Le ministre yéménite de la Défense, Taher al-Aqili, a déclaré dans un communiqué publié par les forces armées que « la patience a atteint ses limites », ajoutant que le gouvernement yéménite avait tenté par tous les moyens de convaincre l’Iran et les Houthis de revenir sur « le droit chemin » et de s’abstenir de violer l’espace aérien du Yémen.

Les forces armées yéménites ont ajouté qu’elles « tiennent l’Iran pleinement responsable, sur les plans juridique et moral, de toute violation de l’espace aérien yéménite », soulignant que « le peuple et les dirigeants du Yémen sont déterminés à défendre le pays par voie terrestre, maritime et aérienne, quelles qu’en soient les conséquences ».
Elles ont souligné qu’elles répondraient « de manière appropriée et en utilisant tous les moyens disponibles » à toute violation de la souveraineté du pays, selon le communiqué.
Le gouvernement yéménite a annoncé lundi avoir ciblé la piste de l’aéroport international de Sanaa afin d’empêcher un avion iranien d’y atterrir. Par ailleurs, le ministère yéménite de la Défense a appelé « les citoyens, les travailleurs et les organisations à s’éloigner de l’aéroport et de ses environs ».
De son côté, le ministre yéménite de l’Information, Moammar Al Eryani, a accusé le groupe houthiste de retenir en otage un pilote affilié au Comité international de la Croix-Rouge ainsi que son assistant à l’aéroport de Sanaa, qualifiant cette action de « violation du droit international humanitaire ».