Le Liban et Israël se préparent pour une sixième série de pourparlers coordonnés par les États-Unis à Rome
Le Liban se prépare pour une sixième série de négociations directes avec Israël, qui sera accueillie par la capitale italienne, Rome, les 14 et 15 juillet. Le Liban sera représenté par son ambassadeur à Washington, Nada Moawad, tandis qu'Israël sera représenté par son ambassadeur à Washington, Yechiel Leiter.
Selon Annahar, les préparatifs effectués à Beyrouth avant le lancement de cette phase se poursuivront avec un élan fort, dans le but d'établir un cadre intégré combinant la mise en œuvre pratique sur le terrain de l'accord-cadre d'une part, et le début de la formation des comités techniques et politiques issus de cet accord lors de la ronde de Rome d'autre part.
Selon les informations de Annahar, et contrairement à l'atmosphère sceptique entourant les développements actuels avant les prochains jours critiques, des indications positives ont émergé ces dernières heures concernant la coordination sur le terrain militaire menée par la partie américaine. Ce développement renforce également les espoirs de succès de la ronde de Rome.

Dans une interview avec le réseau américain CBS, Leiter a déclaré : « Israël, le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) et l'armée libanaise travaillent à créer les conditions pour activer deux zones pilotes dans le sud du Liban, d'où les forces de l'armée israélienne devraient se retirer.
Leiter a souligné que la poursuite de cette « étape est conditionnelle à ce que l'armée libanaise assume l'entière responsabilité de la zone, » en précisant que « si le Hezbollah reste dans ces zones, l'armée israélienne ne s'en retirera pas. »
Délégation militaire américaine au Liban
Parallèlement, les réunions tenues par la délégation militaire américaine à Yarze se poursuivent, après une série de réunions navettes avec des responsables militaires israéliens, qui se sont concentrées sur les étapes de mise en œuvre de la formule de l'accord-cadre, le lancement des zones pilotes dans le sud, et la consolidation du cessez-le-feu.
Le commandant de l'armée libanaise, le général Rodolphe Haykal, a informé le président Joseph Aoun des détails de ce qui s'est déroulé lors des discussions, au milieu des inquiétudes exprimées par le président aux visiteurs selon lesquelles de nouvelles tensions américano-iraniennes pourraient de nouveau déborder sur le Liban, d'autant plus que la décision du Hezbollah sur cette question est en fin de compte une décision iranienne. »
Aoun travaille pour empêcher le conflit d'éclater à nouveau, espérant donner un nouvel élan à l'accord-cadre suite à sa rencontre avec le président américain le 21 juillet de ce mois.