Le ministre iranien des affaires étrangères arrive à Mascate pour discuter des tensions dans le détroit d'Hormuz
En visite à Mascate, Abbas Araghchi doit s’entretenir avec les autorités omanaises de la situation dans le détroit d’Ormuz, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre l’Iran et les États-Unis malgré les récentes initiatives diplomatiques.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé l’arrivée du ministre Abbas Araghchi dans la capitale omanaise, Mascate, afin de discuter de la situation dans le détroit d’Ormuz.
Plus tôt, Araghchi avait déclaré que Téhéran avait « tenu parole » concernant le protocole d’accord conclu avec les États-Unis, après l’annonce du président américain Donald Trump selon laquelle le cessez-le-feu avait pris fin et qu’il avait accepté de tenir de nouveaux pourparlers.
Violation de la neuvième clause
Sur la plateforme X, Araghchi a écrit : « Jusqu’à présent, l’Iran a tenu ses engagements, contrairement au soi-disant secrétaire américain au Trésor, qui viole la neuvième clause du protocole d’accord », faisant référence à la disposition qui impose aux États-Unis de s’abstenir de déployer des forces supplémentaires dans la région.
L’agence de presse officielle iranienne IRNA a cité le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, qui a déclaré que cette visite « sera consacrée au détroit d’Ormuz et à la sécurité de la navigation » et qu’elle constitue « la poursuite des consultations que nous avons engagées avec le Sultanat d’Oman au cours des deux derniers mois ».
Le détroit figure parmi les principaux points de désaccord entre Washington et Téhéran, l’Iran ayant fermé cette voie maritime stratégique en réponse à la guerre lancée contre lui par les États-Unis et Israël à la fin du mois de février.
Malgré la conclusion d’un accord de cessez-le-feu en avril et d’un protocole d’accord visant à mettre fin à la guerre en juin, la région a connu des échanges de frappes intermittents, dont la plupart sont liés aux différends concernant le détroit.
Téhéran insiste sur le maintien de son contrôle sur cette voie navigable, qui constitue un axe vital pour le transport d’un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié. L’Iran a également exprimé son intention d’imposer des droits de passage aux navires qui l’empruntent.
Avant la guerre, l’Iran ne disposait pas de tels pouvoirs et, de manière générale, le droit international n’accorde ni à l’Iran ni à Oman, qui se partagent les eaux du détroit, le droit d’empêcher le passage des navires ou de leur imposer des droits de passage.