Retrait de la FINUL en 2026 : le Liban fait face à un nouveau défi sécuritaire au sud
Il est vrai que le Liban fait face à de nombreux défis pressants, y compris la mise en œuvre de l'accord-cadre qu'il a signé avec Israël, qui continue de rencontrer de nombreux obstacles, ainsi que des ambiguïtés dans certaines de ses clauses et l'absence de garanties réelles pour un progrès satisfaisant. Cependant, la fin de la mission de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) à la fin de 2026 représente également un défi majeur, notamment dans le contexte de la volonté apparente d'Israël de mettre fin à cette présence et à ce rôle international, afin de gérer les développements dans le sud du Liban sans supervision.
Dans ce contexte, le Liban fait face à deux défis principaux : le premier est le renouvellement du mandat de la FINUL, qui semble difficile à réaliser en raison du veto américain sur son extension. Le deuxième est la possibilité de déployer une force européenne alternative, la France proposant d'en être le noyau, tentant de contourner l'opposition américano-israélienne à une telle initiative. L'envoyé présidentiel français Jean-Yves Le Drian avait précédemment déclaré à Annahar qu'une telle demande doit venir du Liban, car une force européenne ne peut s'imposer en dehors du cadre des Nations Unies sans demande officielle.
Étant donné cette réalité, le Liban porte une responsabilité significative, et il est frappant de constater qu'aucune mesure n'a été prise dans cette direction, comme si les autorités ignoraient les conséquences du retrait de cette force.
La FINUL sert de force de surveillance entre le Liban et Israël, documentant les violations israéliennes contre le Liban et agissant comme médiateur entre l'armée libanaise et l'armée israélienne pour contenir les incidents et empêcher qu'ils ne dégénèrent en conflits plus larges. Son absence rendrait donc la gestion de crise beaucoup plus difficile.