Le succès du football marocain et son modèle de développement

Opinion 08-07-2026 | 13:20

Le succès du football marocain et son modèle de développement

À l'occasion de la Fête du Trône, le Maroc affirme sa souveraineté sur le Sahara et renforce son influence politique en Europe et en Afrique.
Le succès du football marocain et son modèle de développement
Les « Lions de l'Atlas » après leur victoire 3-0 contre le Canada (AFP)
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Les performances impressionnantes de l'équipe nationale de football du Maroc à la Coupe du Monde co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique ne sont pas le fruit du hasard.

 

Ces réussites sont indissociables d'un modèle national plus large fondé sur la stabilité politique, le développement économique et les réformes dans de nombreux secteurs. Au cœur de ce modèle se trouve l'engagement de longue date du roi Mohammed VI à lutter contre la pauvreté, un effort considéré non seulement comme une priorité sociale mais aussi comme un moyen de contrer l'extrémisme religieux et le terrorisme.

 

Le succès de l'équipe de football du Maroc est décrit comme une autre expression du fort sentiment d'unité nationale du pays, reliant les citoyens les uns aux autres et à la monarchie. Cette vision est régulièrement articulée par le roi Mohammed VI depuis son accession au trône en 1999, rappelant sa déclaration selon laquelle, bien que son défunt père ait garanti la place du Maroc sur la carte internationale, son propre ambition était de sécuriser la place du Maroc dans le cœur de chaque citoyen marocain.

 

 

Les réalisations sportives du Maroc reflètent une histoire nationale bien plus large. Au-delà du football, elles présentent le Maroc comme un pays ayant investi dans son peuple comme sa ressource la plus précieuse à travers une stratégie de développement global. Dans cette optique, les performances de l'équipe nationale ne peuvent être séparées du progrès économique et social plus large du pays.

Ceux qui souhaitent comprendre ce lien n'ont qu'à visiter Rabat ou en fait n'importe quelle ville marocaine pour témoigner de ce qui est décrit comme une nation exceptionnelle. Pays aux racines historiques profondes, le Maroc est également noté comme étant la première nation à reconnaître l'indépendance des États-Unis il y a environ 250 ans.

 

Joueurs de l'équipe marocaine (X).
Joueurs de l'équipe marocaine (X).

 

Fête du Trône

Avec l'approche de la Fête du Trône le 30 juillet, il est opportun de réfléchir aux succès du Maroc au cours des derniers mois, notamment dans la consolidation de sa souveraineté sur ses provinces du sud. La résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée le 31 octobre 2025, a marqué un tournant. Ce jour est devenu une fête nationale, symbolisant l'aboutissement d'un combat de 50 ans pour reconquérir les territoires désertiques du Maroc.

 

 

Vingt-sept ans après l’ascension du roi Mohammed VI sur le trône, succédant à son père, qui a lancé la Marche verte en novembre 1975, plusieurs étapes jalonnent le long parcours qui a finalement abouti à la résolution 2797. Tout a commencé avec la résilience du Maroc dans une guerre d'usure menée contre lui par le régime algérien par l'intermédiaire du Front Polisario.

 

 

Le Maroc non seulement a résisté à ces attaques mais a constamment défendu ce qu'il considère comme ses droits légitimes. En même temps, sa volonté de chercher un règlement avec l'Algérie voisine — qui a maintenu la frontière entre les deux pays fermée depuis 1994 — n'a jamais diminué. Le régime algérien craint-il que ses citoyens visitent le Maroc et comparent les conditions des deux pays ? S'inquiète-t-il qu'ils voient les infrastructures du Maroc, son réseau routier moderne et la ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Casablanca et Tanger ?

 

 

Ce qui importe, c'est que la caravane marocaine continue d'avancer. Le progrès s'étend au-delà de la question du Sahara, notamment après que les États-Unis ont reconnu la souveraineté marocaine sur le territoire à la fin du premier mandat du président Donald Trump. Il se reflète également dans la capacité du Maroc à renforcer simultanément ses liens avec l'Europe et l'Afrique.

 

Administration Biden

Notamment, l'administration démocrate du président Joe Biden, qui a succédé au premier mandat de Trump, a maintenu la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara. L'Europe a suivi une voie similaire, avec le président français Emmanuel Macron jouant un rôle clé pour encourager le continent à s'aligner sur la position de Washington. Cette position était également conforme à celle des États du Golfe, qui ont longtemps soutenu le Maroc sur la question du Sahara.

 

Encore une fois, rien ne s'est fait par hasard. Le football n'est pas séparé d'une stratégie nationale plus large dans un pays qui sait où il va dans de nombreux secteurs — des réformes politiques inscrites dans la constitution de 2011 et de l'avancement des droits des femmes sous le règne du roi Mohammed VI, aux investissements dans les énergies propres et à la présence croissante du Maroc en Afrique. Cette ouverture a été renforcée par l'émergence de Dakhla comme porte d'entrée de l'Afrique vers l'océan Atlantique.

 

Peut-être plus important encore, le Maroc n'a pas hésité à reconnaître les lacunes dans des domaines tels que la santé et l'éducation. Lorsque des manifestations publiques ont émergé dans ces deux secteurs, les autorités ont agi pour répondre aux préoccupations plutôt que de les ignorer. Finalement, le Maroc semble déterminé à réaliser les aspirations de ses citoyens à vivre en paix et en sécurité tout en se préparant à co-organiser la Coupe du Monde de la FIFA 2030 aux côtés de l'Espagne et du Portugal.

 

Avertissement: Les opinions exprimées par les auteurs leur appartiennent et ne représentent pas nécessairement les vues de Annahar.