Le Liban suspendu aux rendez-vous de Rome et Washington dans un climat de tensions régionales
Pendant ce temps, le progrès pratique au Liban reste au point mort malgré un flux constant de déclarations et de positions politiques qui ont peu influencé les développements régionaux conduisant à de nouvelles réalités. Ce mois-ci, les Libanais attendent deux événements clés.
Le premier aura lieu dans la capitale italienne, Rome, qui est provisoirement prévue pour accueillir une nouvelle série de pourparlers libano-israéliens les 14 et 15 de ce mois. L'objectif est d'évaluer l'étendue de la coopération d'Israël dans l'avancement de l'accord-cadre, au milieu du scepticisme généralisé et des inquiétudes croissantes sur la difficulté de sa mise en œuvre.
Le deuxième événement se déroulera à Washington, où le président Joseph Aoun devrait visiter et rencontrer le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche. Dans une interview accordée à Annahar hier, le président Aoun a exposé les objectifs et les limites de la visite, réaffirmant son refus de rencontrer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le gouvernement libanais compte sur cette visite pour confirmer que les États-Unis restent attachés à l'accord signé sous leur parrainage et qu'ils sont disposés à le faire avancer en exerçant une pression sur Israël pour mettre en œuvre ses dispositions, plutôt que de le laisser s'effondrer par lui-même.
Ainsi, la période entre maintenant et ces deux événements devrait maintenir toutes les questions en suspens, les laissant soumises à des disputes politiques récurrentes qui éclatent puis s'apaisent, tandis qu'Israël poursuit son escalade, bien que pas à un niveau susceptible de déclencher une nouvelle guerre à grande échelle à ce stade.
