Les Pourparlers de Doha montrent des progrès alors que Washington et Téhéran préparent le prochain tour
Le Qatar a annoncé ce qu'il a décrit comme des progrès "positifs" dans les négociations indirectes entre les États-Unis et l'Iran tenues à Doha, avec une médiation qataro-pakistanaise, selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Majed Al-Ansari.
L'annonce intervient dans un contexte de tensions persistantes dans le détroit d'Ormuz, alors que les parties ont convenu de poursuivre les discussions et de fixer une date prochaine pour le prochain tour de pourparlers.
Doha : Progrès Positifs et Poursuite du Processus de Négociation
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed Al-Ansari, a annoncé la conclusion d'une série de réunions séparées entre les délégations américaines et iraniennes, tenues avec une médiation qataro-pakistanaise. Il a confirmé que les pourparlers avaient réalisé des "progrès positifs" sur des questions relatives au mémorandum d'accord signé à Islamabad.
Il a déclaré : "Les parties ont convenu de poursuivre les pourparlers et de fixer une date prochaine pour le prochain tour, dans le cadre des efforts pour contenir l'escalade."
Négociations Sous Pression Territoriale
Les pourparlers ont lieu dans un contexte de tensions sécuritaires continues à la suite d'échanges de frappes entre les deux parties ces dernières semaines, ce qui rend la voie diplomatique étroitement liée aux développements sur le terrain. Dans ce contexte, Washington a déclaré que l'objectif est de maintenir un "calme temporaire" qui permettrait des progrès sur les termes de l'accord, notamment ceux liés à la désescalade.

Trump et Vance : Optimisme Conditionnel
Le Président Donald Trump a salué l'avancée des négociations, qualifiant les rencontres de "très bonnes" et affirmant que la question du désarmement nucléaire "progresse bien." Le Vice-Président J.D. Vance a également déclaré que les pourparlers "se déroulent bien," tout en précisant que leur continuation dépend de la conduite de l'Iran dans la prochaine phase.
Transit du Détroit d'Ormuz
L'Iran et Oman revendiquent tous deux la souveraineté sur le transit par le détroit d'Ormuz et ont annoncé qu'ils envisagent d'imposer des frais de service. Cependant, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, que Téhéran n'a pas ratifiée, garantit la liberté de navigation sans entrave par les détroits utilisés pour la navigation internationale.
Malgré l'opposition des États-Unis, l'Iran insiste sur le fait que la situation dans cette voie navigable vitale pour les approvisionnements énergétiques mondiaux et le commerce maritime ne reviendra pas à son état d'avant-guerre, où le passage était gratuit. Il a également menacé de cibler les navires tentant de traverser par des routes non autorisées.
Ghalibaf : Engagements Mutuels et Mise en Œuvre Complexe
Le Président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré que son pays s'engage à mettre en œuvre l'accord mais a souligné que les États-Unis doivent également respecter leurs engagements. Il a averti que la mise en œuvre devrait être difficile à la suite d'une guerre de cette ampleur.
Il a ajouté que la délégation iranienne se concentre sur plusieurs questions sensibles, notamment la situation au Liban et la régulation de la navigation par le détroit d'Ormuz.