Les piscines d'été du Liban et les lignes cachées de l'exclusion
La discrimination au Liban a refait surface avec l'arrivée de l'été, notamment à travers des restrictions strictes sur l'accès aux piscines et aux stations touristiques censées être accessibles à tous, en plus de la discrimination généralisée à l'encontre des travailleurs étrangers, y compris en leur interdisant l'accès aux plages.
Annahar aborde la question de la discrimination et du racisme dans un dossier spécial intitulé « Discrimination en été », en explorant le sujet sous plusieurs angles.
Voici les principaux articles :
1- Ghassan Hajjar : Des racistes même parmi nous
Malgré notre discours répété sur une civilisation influencée par l'Occident qui est indéniablement plus avancée que la nôtre, et loin des anciennes revendications selon lesquelles l'Occident a accaparé la civilisation arabe, nos pratiques quotidiennes, conversations et même nos sentiments les plus profonds restent largement arriérés. Ils sont souvent influencés par la religion, les traditions sociales et des idées bien ancrées, ainsi que par des jugements préconçus, des manières plus discrètes de reconnaître la persistance du racisme.

2- Manal Chaaya : La discrimination, pas la loi, empêche les travailleurs étrangers d'entrer dans les piscines !
Aucune loi libanaise ne donne aux propriétaires de piscines le droit d'interdire l'entrée aux travailleurs étrangers ou aux femmes à la peau plus foncée en raison de la nationalité, de la couleur de la peau ou du statut d'employé domestique. Cette conclusion juridique émerge dans une affaire qui attire l'attention chaque saison estivale.
Pourquoi les propriétaires de piscines s'opposent-ils à l'entrée des travailleurs étrangers, et quel rôle jouent les associations de droits humains pour adresser cette question ?

3- Jad Fakih : L'été des Libanais : Régions, plages et stations adaptées aux coutumes et traditions religieuses !
Dans différentes régions libanaises, les scènes suscitent régulièrement de vifs débats sous la bannière des « coutumes et traditions » ou de la « vie privée de la communauté locale ». À certains endroits, le port du maillot de bain est interdit sur certaines plages ; ailleurs, l'alcool est prohibé dans une ville ou une partie de celle-ci ; et ailleurs encore, les femmes se voient refuser l'entrée dans un complexe privé malgré des réservations et des prépaiements, en raison du port d'un « chador » ou d'autres tenues religieuses. Bien que ces pratiques diffèrent dans leur forme, elles convergent en un point commun : imposer des conditions aux gens basées sur l'affiliation religieuse, le mode de vie ou l'habillement, transformant à la fois les espaces publics et privés en environnements sélectifs où tout le monde ne se sent pas bienvenu.

4- Pamela Chahine : La discrimination fait surface dans les piscines libanaises... « Entrée interdite » pour les travailleurs domestiques étrangers
Au début de chaque été, « Israa » sait que choisir une piscine n'est pas une question de prix, de services ou de vue sur la mer, mais une question qui précède tout : « Permettent-ils l'entrée des travailleurs domestiques étrangers ? ». Elle a toujours essayé de prendre « Arabiqa » avec elle, non pas pour s'occuper de ses enfants, mais pour vivre une journée de loisir comme tout le monde. Elle voudrait nager, rire et profiter du soleil. Mais elle rencontrerait presque à chaque fois la même réponse à l'entrée : « Interdit ».
