La Coréenne Jisoo trouve son deuxième foyer au Liban à travers des années d'études, de travail et d'appartenance

Mode de Vie 29-06-2026 | 12:35

La Coréenne Jisoo trouve son deuxième foyer au Liban à travers des années d'études, de travail et d'appartenance

Une Coréenne de 26 ans ayant grandi au Moyen-Orient partage son lien émotionnel avec le Liban, le décrivant comme un second chez-soi façonné par les souvenirs, la résilience, et un profond sentiment d'appartenance au-delà de la nationalité.
La Coréenne Jisoo trouve son deuxième foyer au Liban à travers des années d'études, de travail et d'appartenance
La jeune femme coréenne Jisoo(Annahar).
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Jisoo n'a pas besoin d'un passeport libanais pour parler de Beyrouth comme le font ses habitants. Depuis son arrivée au Liban enfant, le pays n’est plus seulement une étape sur son voyage, mais est devenu une toile de souvenirs, d’études, de travail et d’amitiés qui ont nourri un profond sentiment d'appartenance.

Jisoo, une Coréenne de 26 ans, est née de parents coréens mais a passé la majeure partie de sa vie au Moyen-Orient. Elle est allée en Jordanie avec sa famille alors qu'elle était encore bébé, où elle a vécu pendant huit ans, avant de s’établir au Liban il y a environ 18 ans, le pays qui a façonné ses années d'adolescence et de jeune adulte et est devenu effectivement son deuxième foyer.

 

Elle a étudié les arts à l'Université américaine de Beyrouth, et après l'obtention de son diplôme, elle aurait pu retourner en Corée, mais elle a choisi de rester, envisageant de lancer son propre projet et de construire son avenir dans un pays avec lequel elle ressent une connexion émotionnelle profonde.

"Les gens sont le secret de mon amour pour le Liban"

 

Jisoo ne nie pas la difficulté de la réalité libanaise, avec ses guerres, ses crises, et ses défis quotidiens, pourtant elle croit que ce qui rend ce pays unique va bien au-delà. Elle raconte à Annahar : « Ce qui rend ce pays unique, ce sont ses gens. Ils ont un esprit joyeux et savent sourire même dans les circonstances les plus difficiles. C'est ce que j'ai aimé chez eux et que je n'ai trouvé nulle part ailleurs. »

 

On lui demande souvent : « Pourquoi ne quittez-vous pas le Liban ? » et « Comment pouvez-vous vivre au milieu des guerres ? » Elle répond simplement : « Je vis comme les Libanais. Tout comme ils ne quittent pas leur patrie, je ne peux pas non plus quitter l'endroit qui est devenu une partie de moi. »

Elle conclut son discours en récitant l'hymne national libanais, dans un moment qui encapsule une histoire d'appartenance, non définie par la nationalité ou le lieu de naissance, mais façonnée par des années vécues, des souvenirs accumulés, et la conviction que le foyer peut être l'endroit que le cœur choisit même avant que les papiers officiels ne le confirment.