Négociations Liban-Israël : Zones pilotes et discussions sur le cessez-le-feu
Une cinquième série de négociations directes entre Israël et le Liban a commencé. Les discussions se tiennent sur trois jours dans la capitale américaine, Washington, dans le cadre de pistes sécurité et politique.
Les négociations sont principalement axées sur le mécanisme de mise en œuvre des « zones pilotes » dans le sud du Liban, et sur la consolidation du cessez-le-feu annoncé dans le cadre de l'accord États-Unis–Iran en Suisse.
Qui participera ?
Le côté libanais est représenté par deux délégations, une sécuritaire et une politique, dirigées par l’ambassadeur Simon Karam, avec la participation de l'ambassadrice du Liban à Washington, Nada Mouawad. Le côté israélien est dirigé par l'ambassadeur Yechiel Leiter, sous la supervision du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du ministre de la Défense Israel Katz.
Les négociations sont supervisées par le secrétaire d'État américain Marco Rubio, qui doit entreprendre une tournée de trois jours dans le Golfe.
Que discutera-t-on entre le Liban et Israël à Washington ?
Selon la chaîne israélienne Channel 12, les pourparlers se tiendront sur deux pistes séparées : une équipe politique et une équipe militaire. L'équipe politique inclut l'ambassadeur israélien aux États-Unis, avec des responsables du Conseil national de sécurité, et ils tiendront des réunions de deux jours avec leurs homologues.
L'équipe militaire comprend des responsables de la sécurité de haut rang, parmi lesquels le chef de la division de la stratégie, Amichai Levin, et l'attaché militaire par intérim Arik Ben-Dov, avec des équipes de travail spécialisées.
Une source israélienne a rapporté que la délégation présentera des cartes lors des pourparlers pour définir une « zone modèle » au Liban, située en partie au sud du fleuve Litani et en partie au sud de la « Ligne Jaune », avec un retrait attendu de l'armée israélienne dans le cadre d'un essai sur le terrain.
La même source a expliqué à Channel 12 que l'armée libanaise se déploierait dans cette zone, tandis que les forces américaines se chargeraient de la surveillance et de la supervision. La source a déclaré : « Nous arrivons avec plusieurs options pour différentes zones d'essai. L'armée israélienne choisira une zone relativement dégagée, tandis que les représentants libanais présenteront les zones qu'ils proposent également. »
Mouvement diplomatique libanais
Plus tôt, le correspondant à Washington du Annahar a rapporté que l'ambassadrice du Liban aux États-Unis a intensifié son activité diplomatique et ses contacts politiques à Washington depuis l'annonce du mémorandum d'entente États-Unis–Iran, dans le cadre de l'effort de l'État libanais, représenté par le Président Joseph Aoun, pour assurer la présence officielle du Liban dans toute discussion, consultation ou accord lié à son avenir ou pouvant affecter sa situation interne.
Selon des sources informées, l'ambassadrice Mouawad a souligné dans ses réunions avec les responsables américains la nécessité pour l'État libanais d'être un partenaire clé dans tout processus concernant le Liban, insistant que toute approche des questions libanaises nécessite une coordination directe avec le Président Aoun et le respect de la souveraineté et de la prise de décision nationale indépendante du Liban. Les sources ont ajouté que ces efforts ont aidé à renforcer le niveau de communication et l'engagement des États-Unis avec le Président Aoun, reflétant une croyance au sein de l'administration américaine que tout arrangement ou compréhension concernant le Liban ne peut réussir sans un partenariat direct avec l'État libanais et ses institutions constitutionnelles.
En revanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que ses forces resteront dans la « zone de sécurité » au sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire » pour protéger les résidents du nord et les citoyens israéliens.