Indignation internationale après la mort de l'activiste libanaise Mona Khalil

International 22-06-2026 | 01:34

Indignation internationale après la mort de l'activiste libanaise Mona Khalil

La mort d'un défenseur de l'environnement au Liban a ravivé l'intérêt pour la conservation des tortues marines et le tourisme écologique dans la région.
Indignation internationale après la mort de l'activiste libanaise Mona Khalil
L'activiste environnementale libanaise Mona Khalil. (AFP)
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Le meurtre de l'activiste environnementale libanaise Mona Khalil dans une frappe aérienne israélienne sur le sud du Liban a retenu l'attention notable des cercles environnementaux et médiatiques hors du Liban. En quelques jours, son histoire est devenue un symbole des pertes humaines et environnementales causées par la guerre. Bien que les réactions internationales officielles soient restées limitées, la couverture médiatique a été extensive et des messages de solidarité ont été émis par des activistes et des organisations environnementales, décrivant sa mort comme une grande perte.

 

Cette attention reflète la reconnaissance acquise par Khalil au fil des années grâce à son travail de protection des tortues marines et de préservation de la biodiversité le long de la côte libanaise sud. Son nom était bien connu parmi les réseaux environnementaux, les bénévoles et les chercheurs de différents pays.

 

 

The Guardian souligne son héritage environnemental


L'un des exemples les plus marquants de l'attention internationale a été un long reportage publié par The Guardian après sa mort. Le reportage mettait l'accent sur son travail de protection des tortues marines et le projet environnemental qu'elle avait fondé dans la ville de Mansouri, au sud du Liban.

 

Le journal présentait Khalil comme l'une des principales défenseures de l'environnement marin au Liban, notant que ses efforts ont aidé à protéger les sites de nidification de tortues menacés sur la côte libanaise et à transformer la région en une destination pour les chercheurs, les bénévoles et les personnes intéressées par les questions environnementales.

 

La couverture ne s'est pas limitée à The Guardian. Des plateformes environnementales internationales ont également couvert son histoire, la décrivant comme un exemple de l'impact de la guerre sur ceux qui travaillent à la conservation de la nature et de la faune.

 

Pendant des années, Mona Khalil a travaillé pour protéger les tortues marines et préserver la biodiversité le long de la côte sud du Liban. (AFP)
Pendant des années, Mona Khalil a travaillé pour protéger les tortues marines et préserver la biodiversité le long de la côte sud du Liban. (AFP)

 

Organisations environnementales et activistes dans le cercle de la réponse

 

Le Green Southerners s'est distingué parmi les groupes qui ont pleuré Khalil et loué son héritage environnemental, soulignant que sa mort représente une grande perte pour le mouvement environnemental dans le sud du Liban.

 

Des messages de deuil et de solidarité se sont également répandus à travers les réseaux d'activistes environnementaux et de groupes focalisés sur la protection des tortues marines dans la région méditerranéenne et au-delà. Beaucoup ont rappelé des souvenirs de travail avec elle ou de visites à son projet.

 

Les activistes et les chercheurs ont partagé des photos et des vidéos documentant son travail dans la conservation des tortues de mer, tandis que plusieurs publications ont souligné son rôle dans la sensibilisation environnementale au sein des communautés locales et l'attraction de bénévoles de différents pays pour prendre part aux programmes de protection et de suivi.

 

Parmi ceux qui ont également réagi à sa mort, il y avait des bénévoles et chercheurs impliqués dans les initiatives de conservation des tortues marines en Méditerranée orientale, ainsi que des individus qui avaient précédemment participé à des programmes environnementaux ou visité le sud du Liban à travers l'écotourisme et des réseaux de bénévolat international.

 

 

Orange House, un projet qui a bâti un réseau international

 

Une des raisons de l'attention internationale portée à la mort de Khalil semble être le Orange House Project, qu'elle a fondé à Mansouri et qui au fil des ans est devenu un centre bien connu d'intérêt environnemental et d'écotourisme.

 

Le projet n'était pas simplement une initiative locale de conservation des tortues de mer, mais un espace de collaboration entre bénévoles, experts, et chercheurs de divers pays. Cela a permis à Khalil de construire un large réseau de relations au sein des cercles environnementaux internationaux.

 

Suite à l'annonce de sa mort, des dizaines de messages sont apparus de bénévoles étrangers, de touristes et d'activistes qui avaient précédemment participé aux activités du projet ou l'avaient rencontrée lors de visites au sud du Liban, rappelant son rôle dans la protection de l'environnement marin et la promotion de la sensibilisation aux questions de conservation.

 

La réputation internationale du projet a également contribué à maintenir son histoire présente sur plusieurs plateformes environnementales mondiales, qui ont vu son meurtre comme un exemple des pertes subies par les travailleurs environnementaux pendant les conflits armés.