Pression américaine sur Israël pour se retirer du sud du Liban

Liban 21-06-2026 | 18:18

Pression américaine sur Israël pour se retirer du sud du Liban

Les États-Unis exercent une pression croissante sur Israël pour un retrait du sud du Liban face aux hostilités avec le Hezbollah et aux tensions politiques
Pression américaine sur Israël pour se retirer du sud du Liban
Destruction massive dans la ville de Nabatieh (Ahmed Montash).
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La guerre au Liban constitue "l'axe principal de discussion" lors du premier cycle de pourparlers entre les États-Unis et l'Iran en Suisse, tandis que Téhéran menace de ne pas entamer de négociations si la guerre au Liban n'est pas arrêtée.

 

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a confirmé que "Téhéran n'entrera pas dans les négociations d'accord final avec Washington à moins que la guerre au Liban ne soit arrêtée comme stipulé dans le mémorandum d'entente américano-iranien," avant les pourparlers prévus en Suisse dimanche.

 

Baghaei a déclaré dans un message sur la plateforme X : "Étant donné que ces dispositions n'ont pas été mises en œuvre, en particulier la première disposition (mettre fin à la guerre sur tous les fronts, y compris le Liban), il n'est pas possible d'entrer dans la phase de négociation pour parvenir à un accord final."

 

L'armée libanaise se déployant dans la ville de Nabatieh (AFP).
L'armée libanaise se déployant dans la ville de Nabatieh (AFP).

 

Le mémorandum signé mercredi par les deux parties stipule la conduite de négociations dans un délai de 60 jours pour parvenir à un accord final axé sur le programme nucléaire de l'Iran et la levée des sanctions imposées à Téhéran.

 

Baghaei a déclaré : "Le régime sioniste continue de violer ses engagements au Liban, et cette question sera le principal sujet des discussions d'aujourd'hui," selon une vidéo diffusée par l'agence de presse IRNA.

 

Baghaei a souligné que "la cessation des hostilités au Liban est cruciale" pour la République islamique, notant que "depuis hier (samedi), un cessez-le-feu fragile est en place."

 

Il a ajouté : "L'ordre du jour comprend également la libération des avoirs gelés ou restreints de l'Iran, ainsi que des discussions liées à l'émission des licences nécessaires pour la vente du pétrole iranien."

 

Un char israélien à la frontière avec le Liban (AFP).
Un char israélien à la frontière avec le Liban (AFP).

 

Pression américaine sur Israël pour se retirer du sud du Liban

 

Dans le même contexte, un responsable israélien a déclaré que "les États-Unis font pression sur Israël pour qu'il se retire du sud du Liban," tandis que la radio de l'armée israélienne a rapporté qu'"un changement majeur s'est produit dans la politique opérationnelle, avec une restriction presque complète des bombardements dans le sud du Liban."

 

Pour sa part, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé qu'"il n'y a pas de restrictions, et il n'y a jamais eu de restrictions, sur les opérations de nos soldats au Liban pour éliminer les menaces," ajoutant que "l'annonce du cessez-le-feu maintient nos forces dans toutes les positions de la zone de sécurité au Liban, ce qui protège les résidents du nord d'Israël."

 

Il a également souligné qu'"Israël ne se retirera pas de la zone de sécurité au Liban."

 

Pendant ce temps, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré : "Nous continuerons à faire tout ce qui est nécessaire pour rétablir la sécurité pour les résidents du nord."


Un soldat israélien sur un véhicule militaire à la frontière avec le Liban (AFP).
Un soldat israélien sur un véhicule militaire à la frontière avec le Liban (AFP).

 

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a également été cité par la radio de l'armée déclarant : "Il ne devrait pas y avoir de négociations avec le gouvernement libanais tant que le Hezbollah en fait partie."

 

La radio israélienne a également rapporté "la mort de six soldats, dont un officier supérieur, et la blessure de plus de 20 dans des attaques menées par le Hezbollah au Liban depuis jeudi dernier."