L'accord États-Unis-Iran reçoit un soutien mondial alors que le détroit d'Ormuz rouvre
Les réactions arabes et internationales ont salué l'accord entre les États-Unis et l'Iran, qui inclut la réouverture du détroit d'Ormuz, louant les efforts de médiation régionaux et soulignant l'importance de rétablir la stabilité dans toute la région.
Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Sheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, a accueilli favorablement lundi le mémorandum d'entente conclu entre les États-Unis et la République islamique d'Iran.
Il a exprimé son appréciation pour les efforts de la République islamique du Pakistan, ainsi que pour toutes les parties régionales et internationales qui ont contribué à créer les conditions menant à cet accord.
Sheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani a appelé toutes les parties à aborder les prochaines négociations avec un esprit positif et constructif qui aiderait à consolider ces progrès, à les renforcer et à promouvoir la voie des solutions diplomatiques.
Dans un post sur la plateforme "X", il a affirmé que "l'État du Qatar restera un soutien indéfectible à ces efforts et à tout ce qui renforce la sécurité et la stabilité au niveau régional et international par le dialogue et les moyens pacifiques."
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a également salué l'accord récent entre les États-Unis et l'Iran, le qualifiant de "pas très important vers la fin de la guerre, le renforcement de la stabilité régionale et la réouverture du détroit d'Ormuz."
Starmer a déclaré avoir félicité "le président américain Donald Trump et les médiateurs du Pakistan, du Qatar et d'autres pays pour leurs contributions à la réalisation de cette percée diplomatique", notant que la Grande-Bretagne a longtemps plaidé pour la désescalade et considère l'accord comme une avancée significative.
Il a ajouté que "la priorité devrait maintenant être la mise en œuvre complète du mémorandum d'entente pour assurer la réouverture permanente et sécurisée du détroit d'Ormuz et la finalisation des détails de l'accord nucléaire," affirmant que la Grande-Bretagne est prête à soutenir les discussions techniques qui débuteront dans ce cadre.
Starmer a souligné "la nécessité de rétablir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz sans frais pour limiter les répercussions économiques qui ont affecté les familles en Grande-Bretagne et dans le monde ces derniers mois."
Il a également souligné la volonté de la Grande-Bretagne de continuer à travailler avec des partenaires internationaux, y compris en soutenant toute mission de défense multinationale qui pourrait être déployée pour aider aux efforts de déminage.
Il a conclu en affirmant que "tout accord de paix durable doit inclure des engagements stricts et vérifiables concernant le programme nucléaire de l'Iran," réitérant la position ferme du Royaume-Uni selon laquelle l'Iran ne doit pas acquérir d'arme nucléaire.
Déclaration conjointe européenne
Dans ce contexte, les dirigeants de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Allemagne et de l'Italie ont publié une déclaration conjointe saluant l'accord et soulignant que "l'Iran ne doit jamais acquérir une arme nucléaire."
Ils ont également exprimé leur volonté de lever progressivement les sanctions en échange d'engagements iraniens clairs et vérifiables.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a salué l'accord entre les États-Unis et l'Iran, le qualifiant de "réalisation diplomatique significative" qui "ouvre la voie à une économie mondiale plus dynamique et à un Moyen-Orient plus sûr."

Le président français Emmanuel Macron a salué l'accord, le qualifiant du résultat des efforts diplomatiques impliquant plusieurs partenaires et appelant à sa mise en œuvre rapide et globale par toutes les parties.
Macron a souligné que "l'accord devrait immédiatement rouvrir le détroit d'Ormuz sans conditions," ajoutant que la mission internationale établie en coopération avec le Royaume-Uni est prête à soutenir cet effort.
Il a affirmé que "la liberté de navigation sans restriction est une condition fondamentale pour la stabilité régionale et l'économie mondiale."
Il a noté que "l'accord ouvre également la voie à des négociations globales favorisant la paix et la sécurité au Moyen-Orient en abordant les questions liées aux programmes nucléaire et de missiles de l'Iran, ainsi qu'aux politiques régionales, contribuant ainsi à l'établissement d'une paix solide et durable."
Concernant le Liban, Macron a réaffirmé le soutien continu de la France aux "efforts des autorités libanaises pour rétablir la souveraineté de l'État," considérant qu'"un cessez-le-feu fort et permanent est une condition de base pour assurer la stabilité, préserver l'unité territoriale et répondre aux besoins du peuple libanais."
Les Nations Unies
Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a salué l'accord entre les États-Unis et l'Iran, qui inclut un cessez-le-feu permanent et la réouverture du détroit d'Ormuz, le qualifiant de "pas crucial" vers la paix au Moyen-Orient.
Guterres a exprimé l'espoir que "les parties saisiront ce nouvel élan et intensifieront leurs efforts pour atteindre un règlement final du conflit."
Trump annonce que l'accord avec l'Iran est "maintenant complet"
Le président américain Donald Trump a annoncé dans un post sur sa plateforme, "Truth Social," que l'accord avec "la République islamique d'Iran" est maintenant complet, félicitant tout le monde.
Il a déclaré avoir donné l'autorisation totale de rouvrir le détroit d'Ormuz à la navigation internationale sans frais, ainsi que la levée immédiate du blocus maritime américain. Il a exhorté le trafic maritime mondial à reprendre et a souligné la nécessité que le pétrole circule à nouveau.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a également annoncé qu'un accord de paix avait été conclu entre les États-Unis et l'Iran après d'intenses négociations.
Il a ajouté : "Les deux parties annoncent une cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban."