Dubaï lance le premier Master spécialisé pour combattre le blanchiment d'argent en cryptomonnaie
Alors qu'une part croissante de l'activité financière se déplace vers les environnements numériques et que de nouvelles formes de criminalité liées aux actifs cryptographiques et aux plateformes virtuelles continuent d'émerger, l'Académie de Police de Dubaï a annoncé le lancement d'un programme de Master spécialisé en lutte contre le blanchiment d'argent dans les environnements virtuels. L'initiative vise à préparer des professionnels combinant expertise juridique, expérience en enquête, et les capacités techniques requises pour s'attaquer à cette catégorie de criminalité en évolution.
Le programme d'un an se concentre sur les cadres de lutte contre le blanchiment d'argent, l'intelligence financière, l'intelligence artificielle et l'analyse de la blockchain. Il est conçu pour équiper les professionnels des secteurs de la sécurité, de la police et juridiques des compétences nécessaires pour identifier, analyser et suivre les activités financières suspectes à travers les systèmes bancaires traditionnels et les plateformes numériques.
Son programme comprend des cours spécialisés portant sur les enquêtes liées aux cryptomonnaies, l'analyse judiciaire de la blockchain, les méthodologies d'intelligence financière, la conformité bancaire, les preuves numériques, ainsi que l'utilisation des technologies d'intelligence artificielle pour détecter les transactions financières illicites.
Les participants examineront également les risques de blanchiment d'argent dans les environnements virtuels et le métavers à travers des études de cas pratiques issues d'enquêtes menées par la police de Dubaï, faisant le lien entre l'apprentissage académique et les applications concrètes.
Selon l'Académie de Police de Dubaï, le programme vise à développer une expertise nationale spécialisée qui soutient les efforts des Émirats Arabes Unis pour renforcer la sécurité financière et la cybersécurité. Il cherche également à améliorer la coopération entre les unités de renseignement financier, les équipes de médecine légale numérique, les enquêteurs criminels et les autorités réglementaires concernées.
