Le Pakistan et le Liban conviennent d'approfondir la coopération militaire dans le contexte des négociations régionales
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir a rencontré mardi son homologue libanais Rodolphe Haykal, qui a commencé une visite au Pakistan samedi.
Les deux ont convenu de renforcer la coopération militaire entre leurs pays, à un moment où l'accord entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient reste hors de portée.
Le Pakistan joue un rôle de médiation dans les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre dans la région, tandis que l'Iran insiste pour que tout accord avec Washington inclue un cessez-le-feu dans la guerre en cours au Liban entre Israël et le Hezbollah, soutenu par Téhéran, une condition qu'Israël rejette en insistant pour séparer les deux pistes.
Haykal s'est rendu samedi au Pakistan pour rencontrer son homologue Asim Munir, selon l'armée libanaise, dans une visite qu'une source bien informée a liée aux discussions visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

L'armée pakistanaise a déclaré dans un communiqué de presse que les deux commandants ont discuté des "questions d'intérêt mutuel, de l'évolution de l'environnement de sécurité régionale, de la coopération en matière de défense et des perspectives de renforcement des relations militaires bilatérales."
La déclaration a noté que Munir a "souligné l'engagement de l'armée pakistanaise à élargir la coopération en matière de défense avec les forces armées libanaises," suite à une cérémonie d'accueil officielle incluant une parade d'honneur dans la ville de Rawalpindi.
Une source familière avec les détails de la visite a déclaré que "le Liban est une partie clé des négociations" entre l'Iran et les États-Unis.
Le président américain Donald Trump a déclaré mardi que les négociateurs avaient atteint les dernières étapes des discussions pour tenter de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Des affrontements entre Israël et le Hezbollah ont éclaté le 2 mars après que le Hezbollah a ciblé Israël en réponse à l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei le premier jour de la guerre américano-israélienne.
Selon les derniers chiffres du ministère libanais de la Santé, les attaques et frappes israéliennes ont tué plus de 3 600 personnes.