Les États-Unis envisagent de rediriger les actifs iraniens vers les pays du Golfe, une décision qui pourrait influencer les relations géopolitiques dans la région.

Technologie et économie 07-06-2026 | 09:12

Les États-Unis envisagent de rediriger les actifs iraniens vers les pays du Golfe, une décision qui pourrait influencer les relations géopolitiques dans la région.

Alors que Washington envisage d'utiliser des actifs iraniens pour indemniser les alliés du Golfe pour les dommages liés aux attaques, les tensions avec Téhéran s'approfondissent. Avec les affrontements s'étendant du détroit d'Ormuz au Liban, les efforts diplomatiques rencontrent des obstacles croissants au milieu des craintes d'une confrontation régionale plus large.
Les États-Unis envisagent de rediriger les actifs iraniens vers les pays du Golfe, une décision qui pourrait influencer les relations géopolitiques dans la région.
Téhéran (AFP)
Smaller Bigger

Des sources ont informé Reuters que les États-Unis envisagent de rediriger les actifs iraniens vers les pays du Golfe pour financer les efforts de reconstruction et indemniser les dommages résultant des récentes attaques, une démarche qui pourrait compliquer davantage les négociations fragiles entre Washington et Téhéran.

 

Actifs iraniens sur la table des confrontations
Selon la source, le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a chargé une équipe spécialisée d'évaluer l'ampleur des dommages subis par les alliés de Washington dans le Golfe. Des discussions seraient en cours concernant l'utilisation possible des actifs iraniens pour couvrir les coûts de réparation. La nature exacte de ces actifs reste floue, bien que des indications suggèrent que la proposition ne se limite pas aux fonds gelés.

 

Ce développement fait suite aux déclarations du conseiller du guide suprême iranien, Mohsen Rezaee, qui a lié tout accord de paix à la libération de 24 milliards de dollars d'actifs iraniens gelés.

Détroit d'Ormuz (AFP)
Détroit d'Ormuz (AFP)

Attaques mutuelles et tensions croissantes
Sur le terrain, les confrontations entre les parties se sont intensifiées. Les États-Unis ont annoncé avoir ciblé des sites radar iraniens surplombant le détroit d'Ormuz après avoir affirmé que des drones menaçaient la navigation maritime.

 

En réponse, les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé des attaques contre des bases américaines au Koweït et à Bahreïn. Le Koweït a signalé avoir intercepté des missiles balistiques, tandis que des sirènes ont retenti à travers Bahreïn, incitant les habitants à chercher un abri.

 

Négociations bloquées et messages de médiation
Malgré des négociations indirectes en cours entre Washington et Téhéran, les perspectives de parvenir à un accord restent minces en raison des escalades répétées. L'Iran continue de rechercher un allègement des sanctions, l'accès aux revenus pétroliers et la restauration d'une navigation libre à travers le détroit d'Ormuz, qui a été considérablement affectée.

 

Dans ce contexte, le ministre pakistanais de l'Intérieur Mohsin Naqvi est arrivé à Téhéran avec un message de la direction pakistanaise visant à relancer les efforts de médiation.

 

L'agence de presse iranienne Tasnim a cité Naqvi à son arrivée en disant que le message qu'il apportait à Téhéran était "important", exprimant l'espoir qu'il aiderait à faire avancer les pourparlers.

 

Le ministre pakistanais devrait rencontrer plusieurs responsables iraniens, dont le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, dans le cadre des efforts d'Islamabad pour combler les lacunes entre les deux parties.

 

Pression interne sur Trump
À Washington, le président Donald Trump fait face à une pression intérieure croissante en raison de ce qu'il a décrit comme "les conséquences de la guerre", notamment la hausse des prix de l'énergie. Il a également reconnu que l'Iran conserve une partie de ses capacités en missiles et drones malgré les frappes ciblant son infrastructure militaire.

 

Téhéran. (AFP)
Téhéran. (AFP)

Le Liban au cœur des affrontements indirects

En même temps, l'escalade régionale continue de résonner au Liban, où des membres de l'armée libanaise ont été tués dans une frappe israélienne dans le sud. Pendant ce temps, Téhéran continue de lier tout accord avec Washington à un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.

 

Israël, de son côté, reste engagé à poursuivre ses opérations, tandis que Washington insiste pour séparer la voie libanaise des négociations avec l'Iran, compliquant davantage le paysage régional et maintenant vivante la possibilité d'une escalade plus large.