Gestion du Hajj et le principe d'un culte apolitique

Technologie et économie 25-05-2026 | 12:16

Gestion du Hajj et le principe d'un culte apolitique

L'Arabie Saoudite équilibre service aux pèlerins et prévention des activités politiques dans les lieux saints durant le Hajj.
Gestion du Hajj et le principe d'un culte apolitique
Pèlerins iraniens à La Mecque
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Pendant la saison du Hajj, le Royaume d'Arabie Saoudite s'efforce de mettre à la disposition des invités de la Kaaba le meilleur de ses capacités, en utilisant la technologie moderne et l'expérience accumulée pour créer un environnement approprié où les pèlerins peuvent accomplir leurs rituels avec facilité et confort, loin de toute perturbation sécuritaire, risque sanitaire ou défaut de service.

 

Ceux qui suivent la gestion saoudienne du Hajj ces dernières années peuvent voir que Riyad ne gère pas simplement un grand rassemblement humain; elle traite un sens religieux profondément sacré pour les musulmans. Ce rituel perd son essence spirituelle s’il est politisé, et si des slogans s’y immiscent, il se transforme d'un acte d'adoration unificateur en un espace de disputes sectaires et politiques. C’est pour cette raison que la politique du Royaume pendant la saison du Hajj apparaît stricte et claire, basée sur un équilibre précis : les plus hauts niveaux d'ouverture pour servir les pèlerins, et les plus hauts niveaux de fermeté pour empêcher que les lieux sacrés ne deviennent une plateforme de conflit partisan ou sectaire.

 


Gestion stricte

 

Cette équation était clairement évidente lors de la Conférence des forces de sécurité du Hajj tenue en mai, où le directeur de la Sécurité publique, le lieutenant général Mohammed bin Abdullah Al-Bassami, a affirmé que le plan général des forces de sécurité du Hajj a été porté à une pleine préparation pour accomplir les tâches de sécurité, de circulation et d'organisation. Il a déclaré que la priorité absolue des forces est de garantir la sécurité et la sûreté des pèlerins jusqu'à ce qu'ils retournent en toute sécurité dans leurs pays. Il a également souligné la prévention des pèlerins non autorisés d'entrer sur les sites sacrés et l'établissement d'un cordon de sécurité autour des entrées de La Mecque et des lieux saints, afin de bloquer toute entrée irrégulière d'individus, évitant les surcharges ou les crises sanitaires susceptibles de mettre en danger les pèlerins âgés, en particulier ceux qui arrivent sans permis par des routes de contrebande exploitées par des groupes, dont certains ont été arrêtés lors des saisons précédentes.

 

 

Haute préparation

Le commandant des Forces d'urgence spéciales, le lieutenant général Mohammed bin Maqbool Al Omari, a souligné que le système de sécurité pendant le Hajj est intégré et que son objectif est unique : la sécurité et la sûreté des invités de Dieu. Il a ajouté que le plan se caractérise par l'intégration et la flexibilité avec d'autres organismes de sécurité, envoyant des messages sur le haut niveau de préparation à protéger les sites sacrés d'une part, et à prévenir toute manifestation ou slogan politique ou sectaire pendant ces périodes sensibles qui pourraient perturber la sérénité du Hajj.

 

Il a expliqué que le rôle de la sécurité pendant le Hajj n'est pas une démonstration de force comme certains pourraient le supposer, mais plutôt la gestion des risques avant qu'ils ne se produisent et la sauvegarde du calme avant qu'il ne soit perturbé. Il a précisé que les forces travaillent à empêcher les infiltrés et les contrevenants d'atteindre les sites sacrés et à réguler les foules à Arafat, au complexe de Jamarat et dans la cour sud de la Grande Mosquée, assurant une circulation fluide et la sécurité des pèlerins.

 


Haute Prêteté


Le commandant des "Forces d'urgence spéciales" le lieutenant général Mohamed bin Maqbool Al-Amri a souligné que "le système de travail de sécurité lors du Hajj est intégré," et "son seul objectif est la sécurité et la sûreté des invités d'Allah," ajoutant que le plan présente "une intégration et une flexibilité avec les entités de sécurité," envoyant des messages sur le haut niveau d'état de préparation pour protéger les sites saints d'une part, et empêchant toute manifestation et slogans politiques et sectaires pendant ces périodes sensibles, évitant des problèmes qui pourraient déranger la paix du Hajj !


La fonction de la sécurité lors du Hajj n'est pas une démonstration de force comme certains l'imaginent, mais la gestion des risques avant qu'ils ne surviennent, et la protection de la paix avant qu'elle ne soit troublée. Al-Amri a expliqué que les forces travaillent à prévenir les intrus et les contrevenants d'atteindre les sites, à organiser les foules à Arafat, au pont de Jamarat et dans la cour sud du Haram, maintenant un flux fluide et la sécurité des pèlerins.

 

Rejet de la politisation

 

D'ici, il faut comprendre les raisons du rejet par l'Arabie Saoudite de la politisation du Hajj. La question n'est pas d'imposer un point de vue spécifique, mais de protéger le principe d'égalité entre les pèlerins et d'assurer leur sécurité. Lorsqu'un slogan politique ou sectaire est prononcé dans les lieux saints, les autres pèlerins sont poussés de force dans un environnement qui n'a rien à voir avec le culte.

 

La preuve concrète que cette position ne cible aucune nationalité ou secte spécifique est le traitement saoudien des pèlerins iraniens. Leurs délégations ont été reçues avec des fleurs, et l'ambassadeur iranien à Riyad, Ali Reza Enayati, a déclaré que "les pèlerins de mon pays reçoivent le même soins généreux que tous les autres pèlerins," confirmant leur engagement envers "les éthiques du Hajj et les règlements saoudiens."

 

Ces faits révèlent une distinction saoudienne importante entre la conduite hostile du régime iranien envers le Royaume pendant la guerre récente et le pèlerin iranien en tant que musulman venant accomplir un devoir religieux. Par conséquent, le pèlerin n'est pas traité comme une extension de la politique étrangère de son pays, mais comme un invité de la Kaaba, bénéficiant de toutes les facilités pour qu'il puisse retourner en toute sécurité dans sa patrie après avoir accompli les rituels.

 

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