Les dirigeants arabes s'unissent avec Trump pour éviter une escalade des tensions avec l'Iran, cherchant des solutions diplomatiques urgentes.
Les dirigeants arabes se rallient derrière la diplomatie lors d'un appel urgent dirigé par Trump alors que les craintes d'un conflit plus large avec l'Iran augmentent.
Un certain nombre de dirigeants arabes ont participé à un appel avec le président américain Donald Trump samedi soir pour discuter des développements régionaux et des efforts en cours pour contenir l'escalade, notamment en lien avec la guerre avec l'Iran. Les participants ont collectivement souligné l'importance de poursuivre la voie diplomatique et de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région.
L'appel comprenait, aux côtés du président américain Donald Trump, le président des Émirats Arabes Unis Mohammed bin Zayed Al Nahyan, le roi de Bahreïn Hamad bin Isa Al Khalifa, l'Émir du Qatar Tamim bin Hamad Al Thani, le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman, le roi de Jordanie Abdullah II de Jordanie, le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi, le président turc Recep Tayyip Erdoğan, le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, et le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir.
Émirats Arabes Unis
Mohammed bin Zayed Al Nahyan a participé à l'appel téléphonique conjoint, qui a discuté des développements régionaux et des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, selon l'Agence de presse des Émirats dimanche.
Arabie Saoudite
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman a également participé à l'appel. L'Agence de presse saoudienne a déclaré que la discussion "a examiné les derniers développements régionaux," tout en exprimant une profonde appréciation pour le leadership de Donald Trump et son engagement à la consultation et à la coordination avec les dirigeants régionaux. L'agence a également souligné les efforts de médiation du Pakistan et les efforts du Qatar pour parvenir à un accord qui mettrait fin à l'escalade et renforcerait la sécurité et la stabilité régionales.
Pezeshkian et le chef de l'armée pakistanaise. (AFP)
Qatar
L'Émir du Qatar, Tamim bin Hamad Al Thani, a affirmé "l'importance d'intensifier la consultation et la coordination entre les pays concernés par rapport aux divers développements," soulignant que "parvenir à des solutions diplomatiques représente la voie optimale pour résoudre les crises et épargner à la région les répercussions de l'escalade."
L'Agence de presse du Qatara précisé que "l'appel a abordé les développements actuels dans plusieurs dossiers régionaux et internationaux face à des défis sécuritaires et politiques croissants dans la région," les participants échangeant des points de vue sur les moyens de contenir les tensions et d'empêcher leur expansion d'une manière menaçant la sécurité et la stabilité de la région.
L'agence a ajouté que "les dirigeants ont exprimé leur gratitude et leur appréciation au président américain Donald Trump pour sa coordination et sa consultation avec les parties concernées," tout en notant les efforts diplomatiques entrepris par le Pakistan dans ce contexte.
Égypte
Le président égyptien Abdel Fattah el-Sisiet les dirigeants participant à l'appel ont renouvelé "leur appréciation et leurs louanges pour les efforts du président américain Donald Trump et les parties concernées dans l'atteinte d'un accord pour mettre fin à la guerre avec l'Iran et rétablir la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient," exhortant Trump à "poursuivre ces efforts pour atteindre une paix et une sécurité durables dans la région et dans le monde."
La présidence égyptienne a confirmé dans une déclaration que la participation de Abdel Fattah el-Sisi était "dans le cadre des efforts de l'Égypte visant à renforcer la paix et la stabilité régionales, et à avancer vers un accord complet et durable entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin aux tensions actuelles et empêcher une nouvelle escalade dans la région."
Le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi a souligné "l'importance de saisir l'opportunité actuelle pour parvenir à un accord global par le biais de négociations," affirmant que "l'Égypte ne ménagera aucun effort pour apporter son soutien et son aide pour faciliter ces négociations en coordination avec les pays frères."
Jordanie
Le roi de Jordanie Abdullah II de Jordanie a également participé à l'appel. L'Agence de presse jordanienne a déclaré que les discussions ont été axées sur "les moyens de maintenir le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran et de parvenir à un calme complet et durable qui aborde les causes profondes de la crise et rétablit la stabilité dans la région."
Bahreïn
Le roi de Bahreïn Hamad bin Isa Al Khalifa a affirmé "l'importance de poursuivre les efforts diplomatiques pour combler les fossés et soutenir la sécurité, la paix et la stabilité, tout en renforçant les opportunités de croissance et de prospérité pour les peuples de la région et du monde."
Il a également exprimé sa gratitude et son appréciation à Donald Trump "pour son soutien aux efforts visant à renforcer la stabilité et à faire avancer les efforts de compréhension entre les parties concernées."
Il a loué "les efforts déployés par le frère Pakistan pour parvenir à une note de compréhension qui sert les intérêts de toutes les parties," exprimant l'espoir que "ces efforts diplomatiques et initiatives renforceront la sécurité, la stabilité et la paix dans toute la région."