Escalade au sud du Liban dans un climat marqué par le cessez-le-feu fragile et les mouvements diplomatiques internationaux.
Le sud du Liban connaît une escalade notable malgré le cessez-le-feu, avec des explosions visant maisons et villages frontaliers. L’attention internationale se tourne vers Washington, où un nouveau round de pourparlers libanais et israéliens se déroule sous parrainage américain pour consolider la trêve.
Explosions dans la ville de Rashaf
L’armée israélienne a mené une puissante explosion près de Rashaf et Beit Lif, dans le district de Bint Jbeil. Le souffle a été entendu jusqu’à Tyr et Sidon. Des maisons ont également été détruites à Hanin et Khiam, tandis que des incendies ont touché le quartier d’al Mufaylaha, à l’ouest de Mais al Jabal.
Bombardements d’artillerie
Des frappes ont visé Wadi al Hujair, Wadi al Saluki et la ville d’al Qantara, accompagnées d’une série d’explosions successives, dont la dernière à Rashaf.
Trois opérations du Hezbollah en réponse
En réaction, le Hezbollah a revendiqué trois opérations contre l’armée israélienne :
Ciblage d’un rassemblement de soldats à al Tayibeh
Lancement d’un drone d’attaque
Abattage d’un avion de surveillance à Majdal Zoun
Le mouvement a justifié ces actions comme une réponse directe aux violations du cessez-le-feu.

Nouvel avertissement de l’armée israélienne aux résidents du Sud-Liban : les habitants ont été sommés de ne pas se rendre dans des dizaines de villages ni de s’approcher des zones du fleuve Litani et des vallées Wadi al Salhani et al Saluki, « jusqu’à nouvel ordre ».
Prolongation du cessez-le-feu en discussion
À Beyrouth, les autorités se préparent à demander une prolongation du cessez-le-feu pour un mois supplémentaire. Les revendications incluent l’arrêt des frappes aériennes, la fin des opérations de démolition et le retrait des forces israéliennes du territoire libanais. Ces démarches interviennent dans un climat de crainte d’un effondrement de la trêve, alors que l’escalade militaire se poursuit sur le terrain.

Le rôle de l’ONU au Liban reste central dans un contexte de transition.
Les Nations Unies travaillent à maintenir une présence après la fin du mandat de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), prévue pour fin 2026. Selon Jean-Pierre Lacroix, le Conseil de sécurité a demandé la préparation d’options pour la phase post-FINUL, à soumettre avant juin prochain, avec une présence probablement plus réduite.
Le Liban, pour sa part, exprime sa préférence pour la poursuite d’une présence onusienne, mais sous une forme différente, au milieu de consultations impliquant plusieurs parties