Diplomatie saoudienne : cessez-le-feu et pourparlers au Liban
Un large éventail de rencontres est supervisé par le conseiller du ministre des Affaires étrangères saoudien, le prince Yazid bin Farhan, avec des responsables libanais, dans le cadre des efforts lancés par le Royaume aux niveaux régional et international et maintenant poursuivis au niveau national pour consolider l'accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël, où l'empreinte de l'Arabie saoudite est clairement visible.
L'objectif est d'aller vers le lancement d'un processus de négociation pour une paix durable avec Israël qui, selon le point de vue saoudien, apporterait à son tour la stabilité à la région, à condition que sa condition centrale soit remplie : le retrait de toutes les armes illégales et le rétablissement de l'autorité de l'État libanais et son contrôle exclusif sur les armes aux mains des institutions militaires et de sécurité légitimes.
L'Arabie saoudite a également joué un rôle de premier plan dans la coordination avec l'Iran sur le dossier libanais, notamment en le séparant des négociations irano-américaines, dans le cadre d'efforts visant à empêcher que le Liban ne soit utilisé comme monnaie d'échange ou outil de blocage.
À Paris, le prince bin Farhan a tenu des réunions avec des responsables français, notamment avec l'envoyé présidentiel Jean-Yves Le Drian, en se concentrant sur deux points principaux : préserver le rôle de la France au Liban pour la prochaine phase, notamment après la fin du mandat des forces de maintien de la paix internationales dans le sud et la nécessité de combler le vide en élaborant une proposition pour former une force multinationale, et préparer une conférence pour soutenir l'armée libanaise.
Ces questions ont également été discutées au Liban, où il a rencontré le matin le Président de la République et le soir le Premier ministre, dans le cadre des efforts pour consolider l'accord de cessez-le-feu et renforcer la paix civile, qui est une priorité absolue pour le Royaume.
Par ailleurs, des contacts ont été notés entre le président du Parlement Nabih Berri et le ministre des Affaires étrangères saoudien Faisal bin Farhan, au cours desquels Berri a remercié le Royaume pour ses efforts. Cela a suivi une visite du député Ali Hassan Khalil à Riyad représentant le président.
Les informations indiquaient également que la réunion entre Berri et l'envoyé saoudien était positive et productive, mettant en évidence les efforts en cours pour unifier la position officielle libanaise sur le dossier des négociations, dans lequel Berri joue un rôle central.
Quant aux préparatifs d'une conférence pour soutenir l'armée, les informations indiquent que rien de concret n'a encore été finalisé et aucune date n'a été fixée, en attente des résultats des négociations et de la durabilité du cessez-le-feu. Cependant, le président français Emmanuel Macron a annoncé dans ce contexte que son pays se prépare pour la conférence et est également prêt, comme il l'a dit au Premier ministre lors de sa visite à Paris, à aider à reconstruire les zones du sud endommagées par la guerre.
Des sources diplomatiques suivant les développements ont confié à Annahar que l'intérêt de l'Arabie saoudite pour le Liban reste continu, avec un engagement clair à maintenir l'Accord de Taïf et à ne pas le modifier. Les sources ont exprimé leur satisfaction quant aux performances du gouvernement dirigé par le Premier ministre Nawaf Salam et ont exprimé de l'optimisme pour la prochaine phase, tout en notant que cet optimisme est tempéré par la prudence et dépend de l'engagement du Liban à respecter ses engagements, notamment en ce qui concerne les armes.