La pression diplomatique s'accroît alors que Washington et Téhéran se heurtent sur les termes d'un accord nucléaire

Tir à la corde entre guerre et négociation
Du blocus maritime à l'interception d'un navire iranien dimanche, en passant par le refus de prolonger la trêve de plus d'un jour, et la réponse de l'Iran en fermant le détroit d'Ormuz et en refoulant des tankers, les deux parties tentent d'influencer l'agenda des négociations à Islamabad.
Le message que Trump veut faire passer est que si un accord n'est pas atteint offrant des garanties que Téhéran ne recherchera pas d'armes nucléaires, les États-Unis sont prêts à reprendre la guerre. À l'inverse, l'Iran envoie son propre message indiquant qu'il ne renoncera pas au détroit d'Ormuz comme outil de dissuasion et source de revenus financiers, et qu'il est prêt à supporter la douleur résultant de la reprise des combats.
Malgré les sept semaines écoulées depuis la guerre en Iran, Trump reste déterminé à ce qu'elle ressemble à ce qu'il a fait au Venezuela en janvier, avec "quelques complications," comme il l'a décrit. Cela reflète le désir du président américain d'obtenir des résultats immédiats, que ce soit à la table des négociations ou par la menace de "détruire des centrales électriques et des ponts."
Trump comprend parfaitement qu'il lutte contre le temps avant les élections de mi-mandat en novembre, alors que le prix de l'essence a grimpé à plus de 4 dollars le gallon contre 3 dollars le 27 février, entraînant sa popularité à chuter en dessous de 37 % pour la première fois depuis son retour à la Maison Blanche lors des élections de 2024.
L'Iran, pour sa part, tente de plonger Trump dans un "jeu à long terme," comme l'a noté l'ancien négociateur américain Robert Malley.
Trump est presque prêt à abandonner ou à reporter de nombreuses exigences, telles que le sort de l'uranium enrichi à 60 %, qu'il a admis lundi nécessiter des "négociations difficiles et compliquées," ainsi que le programme de missiles de l'Iran, malgré les préoccupations israéliennes à cet égard, et le soutien de Téhéran aux "armes" dans la région, et à négocier sur le contrôle du détroit d'Ormuz, en échange d'un accord garantissant que l'Iran ne possède pas de bombe nucléaire. Un tel accord suffirait à Trump pour prétendre avoir atteint un accord bien meilleur que celui réalisé par Barack Obama en 2015.
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