Surcharge d'informations sur la guerre : Comment l'exposition numérique constante redéfinit l'anxiété, l'attention et la réalité

Bien-être et longévité 17-04-2026 | 13:10

Surcharge d'informations sur la guerre : Comment l'exposition numérique constante redéfinit l'anxiété, l'attention et la réalité

Le psychologue clinicien Robert Rizk explique comment les crises de défilement compulsif des informations peuvent brouiller la perception de la vérité, alimenter l'anxiété et stresser le cerveau, transformant la recherche d'information en un cycle de stress nécessitant des limites numériques plus saines.
Surcharge d'informations sur la guerre : Comment l'exposition numérique constante redéfinit l'anxiété, l'attention et la réalité
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En période de crise et de guerre, suivre l'actualité n'est plus seulement un moyen de s'informer, mais est devenu un comportement quotidien pouvant avoir des conséquences psychologiques complexes. Au milieu de cet immense flux d'informations, Robert Rizk, psychologue clinicien et psychothérapeute, explique comment les médias sociaux peuvent redéfinir notre perception de la réalité et exercer une pression sur notre équilibre mental.

 

Rizk explique que suivre les informations de guerre via des plateformes numériques "affecte la perception de la vérité", notant que ce qui se passe scientifiquement est "une sur-stimulation de différentes zones du cerveau, en particulier la partie responsable de la visualisation et de l'organisation des informations". Avec l'accumulation d'informations, "une personne devient incapable de distinguer le vrai du faux", ce qui conduit à "du stress, de l'anxiété, de la nervosité et des troubles du sommeil".

 

 

A person in a dark room staring at their phone (Pexels)
A person in a dark room staring at their phone (Pexels)

 

 

Dans ce contexte, le comportement de "consultation compulsive de nouvelles négatives" émerge comme l'une des formes les plus marquantes d'interaction avec les nouvelles. Rizk le définit comme "un acte résultant d'une recherche anxieuse d'informations précises", expliquant qu'une personne "cherche à atteindre un contenu complètement précis, ce qui est irréaliste, notamment en temps de guerre où il n'y a pas de vérité absolue".

 

Il ajoute que le cerveau, dans ce cas, fonctionne de manière similaire à une "dissonance cognitive", où "il entre dans un état de confusion mentale qui entrave la capacité de choisir la bonne information".

 

L'impact ne s'arrête pas là, car Rizk pointe "la surcharge d'informations", où "le cerveau devient incapable de traiter et d'interpréter les informations". Une exposition continue à des nouvelles contradictoires est considérée comme une série de petits chocs qui affectent l'hippocampe, la partie responsable de la mémoire et de l'apprentissage, entraînant "une diminution des neurotransmetteurs, affectant négativement la concentration, la prise de décision et la clarté mentale".

 

Cette consommation excessive n'est pas sans coût psychologique. Rizk affirme que "l'usage continu de l'information via les médias sociaux conduit à une sorte de dépendance virtuelle", avec des symptômes apparaissant sous forme d'"épuisement, stress, troubles du sommeil, faible concentration, colère et anxiété".

 

 

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De plus, des recherches publiées dans la revue "Frontiers in Psychology" ont montré que la difficulté à reconnaître et exprimer les émotions peut inciter les individus à utiliser les médias sociaux comme un moyen d'évasion émotionnelle, expliquant la difficulté à arrêter de suivre les nouvelles même lorsqu'elles sont épuisantes.

 

Malgré cette réalité, Rizk ne préconise pas de couper les ponts avec l'actualité mais d'atteindre un équilibre. Il dit : "Nous avons tous une curiosité naturelle pour la connaissance", mais "la manière stratégique de freiner la consultation compulsive doit être basée sur la réduction de la curiosité excessive et l'amélioration de la satisfaction", ce qui aide à atteindre "une stabilité psychologique et à réduire l'anxiété".

 

 

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Pour les enfants et les adolescents, il recommande de "déterminer la qualité du contenu ainsi que de réduire le temps d'exposition", en insistant sur le fait de "ne pas utiliser les appareils pendant plus d'une heure par jour", car le cerveau a besoin de temps pour retrouver son équilibre. Il avertit que l'excès peut conduire à des troubles tels que le déficit de l'attention, l'hyperactivité, l'anxiété et la dépendance virtuelle.

 

En conclusion, le problème réside dans l'excès, et non dans le fait de se tenir informé en soi, mais dans la capacité à fixer des limites qui protègent la santé mentale à une époque où les nouvelles sont inlassablement accablantes.