La formule politique du Liban sous tension face à la guerre et à l'impasse institutionnelle
À la lumière de la guerre au Liban et des profonds changements politiques et sécuritaires qu'elle engendre, la discussion est fortement revenue sur la « formule libanaise » en tant que l'un des piliers du système politique libanais.
D'ici se pose la question : cette formule a-t-elle besoin de développement, et qui est capable de prendre une telle initiative ? Dans le passé, la guerre libanaise a représenté une explosion sanglante de la formule libanaise basée sur le partage sectaire du pouvoir, et rapidement l'équilibre fragile entre les communautés s'est transformé en un violent conflit armé alimenté par des interventions étrangères.
Ainsi, la formule libanaise n'est plus simplement une structure pour un règlement historique, mais plutôt un test quotidien du système politique libanais et de sa capacité à durer et à survivre.
Il a longtemps été dit que le Liban repose sur des équilibres délicats entre ses composantes, mais à chaque moment critique, le pays fait face à un test existentiel, ce qui soulève une question légitime : quelle formule peut apporter de la stabilité à ce pays et l'empêcher de s'effondrer face aux guerres ? La guerre reproduit-elle la formule libanaise ou la place-t-elle au bord de l'effondrement ?
Composantes libanaises
L'écrivain et chercheur politique Dr. Michel Chammai affirme que la question de la formule libanaise ne peut être abordée par le biais de la question de la formule que nous voulons. Dans ce cas, chaque groupe ou composante libanaise aborde la formule selon ses propres préférences et la formule qu'elle désire. Dans cette situation, le Liban se transforme en une collection de formules, aucune n'étant à la hauteur de devenir un État.
D'un point de vue scientifique, il explique que chaque société est construite de manière complexe, qu'elle soit ethnique, culturelle ou géographique, et la science politique suppose que le système dans une telle composition sociale pluraliste devrait être un système fédéral.
Il est vrai que la forme d'un système fédéral diffère d'un pays à l'autre, selon Chammai, soit elle prend la forme d'une décentralisation politique et administrative étendue en fonction de la nature du problème entre les composantes, soit elle prend une forme confédérale.
Il explique : concernant la formule libanaise, il y a une tendance vers une décentralisation politique étendue comme minimum, allant jusqu'au fédéralisme comme maximum, si nous voulons préserver le Liban en tant que pays de 10 452 kilomètres carrés. Cela concerne la forme du système politique.
Avec quelle formule le système politique libanais s'aligne-t-il?
Peut-être que la discussion de la « formule libanaise » ne découle pas du fait qu'elle soit un concept constitutionnel rigide, mais plutôt un véritable test de sa capacité à résister aux chocs majeurs et aux guerres ouvertes récurrentes qui ont lieu sur le sol libanais et sont utilisées pour enflammer les conflits.
Alors la guerre expose-t-elle la formule libanaise et impose-t-elle son changement? Et fondamentalement, dans quelle république sommes-nous aujourd'hui?
