Un mois de chaos : Le Moyen-Orient pris dans la guerre Iran-États-Unis-Israël

Opinion 31-03-2026 | 01:28

Un mois de chaos : Le Moyen-Orient pris dans la guerre Iran-États-Unis-Israël

De Téhéran à Washington, des étapes clés, des manœuvres militaires et des perspectives locales révèlent des fossés grandissants, une diplomatie à haut risque, et l'influence non dite des sociétés sur la trajectoire de la guerre.
Un mois de chaos : Le Moyen-Orient pris dans la guerre Iran-États-Unis-Israël
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Un mois s'est écoulé depuis le début de la guerre de l'Iran, et les escalades demeurent dominantes en dépit des tentatives diplomatiques du Pakistan, de la Turquie, de l'Égypte et de l'Arabie Saoudite pour ouvrir une percée politique qui pourrait mener à un règlement réconciliant les conditions opposées fixées par les parties américaines et iraniennes.

 

Donc, que savons-nous de la guerre en cours dans la région jusqu'à présent ?  Voici les principaux points saillants, événements et analyses spéciales des réalités politiques, économiques et du terrain, de l'Iran aux États-Unis et à Israël.

 

1- Étapes Clés... Que savons-nous de la guerre dans la région jusqu'à présent ?

 

Les étapes clés ont marqué cette phase, tant sur le plan politique que sécuritaire, la plus importante étant l'assassinat d'Ali Khamenei et la fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz, ce qui a contribué à une escalade de la guerre américano-israélienne contre l'Iran.

 

 

 

Dévastation dans la capitale iranienne Téhéran (AFP)
Dévastation dans la capitale iranienne Téhéran (AFP)


 

2‑ Samih Saab : L'option terrestre de Trump comme levier dans le détroit d'Ormuz... La dernière chance du Pakistan pour désamorcer

 

Il est probable que le président américain Donald Trump utilisera les Marines comme un levier pour faire pression sur l'Iran afin d'ouvrir le détroit d'Ormuz aux pétroliers — soit en débarquant ces forces sur l'île iranienne de Kharg, en saisissant des côtes surplombant le détroit, ou même en menant une opération spéciale pour capturer environ 450 kg d'uranium iranien enrichi à 60 %.

 

 

3‑ Palestine, Maral Qatina : L'avis d'Israël après un mois de guerre — Pas de résolution, et le fossé se creuse


 

Environ un mois après le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, diverses évaluations et lectures israéliennes montrent un écart grandissant entre les objectifs déclarés et les résultats sur le terrain, au milieu d'éléments continus de résistance iranienne et de l'échec à réaliser des scénarios de résolution rapide.

 

 

 

Des Israéliens inspectent les dégâts à un site touché par un missile iranien à Ramat Gan. (AFP)
Des Israéliens inspectent les dégâts à un site touché par un missile iranien à Ramat Gan. (AFP)

 

4‑ Washington, Jihad Bazzi : Un signal inquiétant pour le 'Roi' Trump — 'Non à la guerre' résonne à la Maison-Blanche

 

Samedi dernier partageait le même jour de la semaine que le début de la guerre — les deux tombant un samedi, le 28 février — et, en conséquence, des millions d'Américains sont descendus dans les rues de leurs grandes villes d'un bout à l'autre du pays pour la troisième fois sous le slogan général « Pas de Rois », avec la guerre d'Iran de 2026 ajoutée à leur longue liste de protestations contre le président Donald Trump.

 

 

Des manifestants à Los Angeles portent un ballon géant se moquant de Trump lors des manifestations 'Pas de Rois'. (AFP)
Des manifestants à Los Angeles portent un ballon géant se moquant de Trump lors des manifestations 'Pas de Rois'. (AFP)

 

5- Téhéran, Amir Diabri Mehr :Le chemin de la guerre change la vision interne des Iraniens sur ses objectifs

 

À l'écart du bruit des déclarations politiques et militaires, un chemin parallèle émerge au sein de l'Iran qui pourrait s'avérer le plus influent sur les résultats de la guerre américano-israélienne. Avec la coupure de l'internet et l'absence de voix de rue dans le discours mondial, les positions des Iraniens restent floues, bien que les expériences de guerre montrent que le dernier mot ne repose pas nécessairement entre les mains des politiciens ou des généraux, mais des sociétés qui en supportent le coût.