L'ambassadeur iranien défie l'ordre d'expulsion libanais, augmentant les tensions régionales
Alors que l'échéance fixée par le ministère des Affaires étrangères et des Émigrants pour que l'ambassadeur iranien quitte le Liban a expiré, son départ n'a pas été enregistré. Il s'est appuyé sur la position du duo chiite, ce qui signifie que la situation résultant de son refus de se conformer à la demande de quitter le pays le dépouillera de son statut diplomatique et de son immunité, même s'il reste dans l'ambassade en tant que "citoyen iranien", enfreignant ainsi la loi libanaise sans la quitter. S'il part, les forces de sécurité devront l'arrêter et l'expulser immédiatement.

L'Agence France-Presse a rapporté hier, dimanche, citant une source diplomatique, que l'ambassadeur iranien Mohammad Reza Shibani a refusé de se conformer à la décision du gouvernement de quitter le pays, une décision qui pourrait accroître les tensions diplomatiques entre les deux camps.
Le ministère des Affaires étrangères l'avait informé—ayant assumé ses fonctions fin février—la semaine dernière du "retrait de l'approbation de son accréditation et de l'exigence de son départ avant dimanche prochain", suite à des accusations de responsables libanais selon lesquelles les Gardiens de la révolution iranienne géraient les opérations du Hezbollah dans la guerre contre Israël.
Pour sa part, Gideon Sa'ar, ministre israélien des Affaires étrangères, a commenté aujourd'hui la situation de l'ambassadeur iranien, en déclarant : "L'ambassadeur iranien sirote toujours son café à Beyrouth malgré la déclaration du ministère des Affaires étrangères libanais le déclarant persona non grata."